La page Facebook «R.I.P. Medora Godin»

Saint-Isidore: le père parlait de ses enfants comme de «grands trésors»

Beaucoup d'incompréhension, de colère et de tristesse émergent de la page Facebook «R.I.P. Medora Godin», créée pour honorer la mémoire de cette ado de 13 ans «si resplendissante, si jeune, si belle, pleine de vie et de joie», présumément tuée par son propre père dans la nuit de samedi à dimanche à Saint-Isidore. Un homme qui, jusqu'à tout récemment, parlait de ses enfants comme de «grands trésors».
Guy Tardif habite tout près du 103, rue de la Grande-Ligne, là où ont été découverts les corps de Medora Godin et de sa soeur Béatrice. Le drame qui s'est joué là a été pour lui un véritable «choc». Lui et Martin Godin étaient toujours «contents de se voir», il était «toujours de bonne humeur», «sympathique».
D'autant plus que les filles «aimaient leur père et lui, il s'en occupait bien», poursuit M. Tardif. C'était «ses grands trésors». Quand il parlait de ses enfants, «c'était merveilleux, c'est ce qu'il avait de plus précieux».
Commentaires sur Facebook
Lui non plus ne s'explique pas l'inexplicable. Pas plus que les 3132 âmes éplorées qui ont aimé la page Facebook «R.I.P. Medora Godin» ou y ont écrit un commentaire.
«Mon Dieu souhaitons que la plus jeune survivre sauf qu'elle aura perdue sa mère et sa soeur. Et le parent qui lui restera aura plus que détruit sa vie :((( Courage a cette petite!!!!! [sic]», écrit Stef Beaulieu.
«C'est sûr que ton âme monte direct au paradis, et ta maman aussi est avec toi. Il te faut comprendre et pardonner l'acte ignoble et égoïste de ton papa. Si Dieu veut que ta soeur survive, tu devras veiller sur elle ma jolie petite fille», ajoute M-a Yvonne Riverin.
«Aucun enfant sur cette planète ne devrait payer le prix de la souffrance d'un adulte», dit Roxane Bergeron. «C'est horrible et ça brise le coeur», ajoute Camille Hébert. «Une tristesse infinie», renchérit Hélène Landry.
Les qualificatifs sur le responsable de la mort de Medora sont nombreux et clairs. «Ce démon n'est pas un père digne de recevoir ce titre», dit Pierre Fugère. «LÂCHE», s'écrie Sylvie Gilbert.
Rappelons que Martin Godin repose dans un état critique à l'hôpital. Il est le suspect principal du drame, mais n'est toujours pas accusé de quoi que ce soit.
Le commentaire de Sylvie Boulet est peut-être celui qui, malgré toute la colère et l'incompréhension exprimés, revient le plus souvent : «Repose en paix bel ange.»