«Qu'il veuille se présenter à la mairie, moi, je n'ai pas de problème avec ça, c'est son droit. Mais qu'il dise des demi-vérités ou qu'il essaie d'attaquer ma réputation ou celle de la Ville, j'aime moins ça», a réagi mardi Marcel Corriveau aux propos de Jean-Claude Desroches.

Saint-Augustin-de-Desmaures poursuit un ex-directeur des travaux publics

La Ville de Saint-Augustin-de-Desmaures intente une poursuite en dommages contre son ancien directeur des travaux publics Jean-Claude Desroches pour des propos tenus avant la dernière élection, qui laissaient entendre que le maire Marcel Corriveau avait favorisé des firmes d'ingénieurs dans l'octroi de certains contrats.
Candidat défait au poste de conseiller municipal à l'élection de 2013, Jean-Claude Desroches a travaillé de longues années à la Ville de Saint-Augustin-de-Desmaures, notamment comme directeur des travaux publics, entre 2005 et 2012.
En juin 2013, alors qu'il témoignait à visage caché derrière le micro de TVA, Jean-Claude Desroches a affirmé que le maire Corriveau avait bénéficié d'un financement illégal lors de sa campagne de 1997 par une firme de génie civil. Il aurait ajouté que cette firme, Génio, avait été privilégiée par la Ville dans le cadre de l'octroi d'un contrat de services professionnels pour le prolongement du réseau d'aqueduc et d'égout du lac Saint-Augustin.
Jean-Claude Desroches avait fait d'autres déclarations du même ordre sur les ondes du FM 93.
Dans sa requête déposée le 31 janvier en Cour supérieure, la municipalité répond en détail aux allégations de son ancien directeur des travaux publics et explique sa façon d'octroyer les contrats, avec notamment la formation de consortiums de firmes d'ingénierie.
Outre ces entrevues, Jean-Claude Desroches aurait aussi, selon ce qui est allégué dans la requête, fait des affirmations à différentes personnes en laissant entendre que certains contrats de la Ville étaient entachés de collusion, de gestes illégaux ou de comportements contraires aux règles d'éthique.
«Les propos de Desroches avaient clairement pour but de ternir la réputation des administrateurs et des officiers de la Ville, de laisser entendre que la Ville était dirigée par des personnes non convenables et que sa gestion a été détournée pour favoriser des intérêts privés», estime la municipalité dans sa requête.
Excuses réclamées
La municipalité de Saint-Augustin-de-Desmaures exige de Jean-Claude Desroches qu'il se rétracte et s'excuse dans une lettre publiée dans les journaux. À défaut de quoi, elle demande au tribunal de le condamner à des dommages-intérêts de 100 000 $.
La Ville demande aussi à la Cour de condamner M. Desroches à un autre montant de 100 000 $ en dommages-intérêts pour les troubles causés ainsi qu'à titre de dommages punitifs. Elle souhaite aussi que le tribunal ordonne à Jean-Claude Desroches «de cesser de colporter tout propos mensonger et calomnieux contre la Ville, ses administrateurs et ses dirigeants».