Une résolution adoptée par le conseil l'été dernier autorise la Ville à payer quelque 6500$ au maire Ghislain Daigle pour une servitude sur son terrain, un montant jugé insuffisant par l'élu.

Saint-Antoine-de-Tilly poursuivie par son ex-maire

L'ex-maire de Saint-Antoine-de-Tilly poursuit pour 64000 $ la Ville qu'il a dirigée de 2009 à 2013 pour une affaire de servitude.
Le litige remonte à l'automne 2010, lorsque la Ville a effectué des travaux de réfection dans la rue de la Promenade. Durant ces travaux, un drain fluvial a dû être installé sur le terrain de Ghislain Daigle. L'ex-maire avait également autorisé un droit de passage temporaire sur son terrain, conditionnel à la remise en état des lieux.
Devant le refus de son ancienne administration à lui verser les mêmes indemnités que d'autres propriétaires touchés par les travaux, Ghislain Daigle a déposé dans les derniers jours une requête introductive d'instance en Cour du Québec.
M. Daigle soutient qu'un évaluateur agréé a conclu en 2012 que les propriétaires affectés par les travaux devaient recevoir une indemnité de 23570 $. Or, il allègue que les élus de Saint-Antoine-de-Tilly n'ont pas suivi cette recommandation en lui accordant plutôt un dédommagement de 6574 $. M. Daigle, qui était toujours maire au moment de l'adoption de la résolution, s'était retiré du vote pour des raisons de transparence.
«Les conseillers élus de la [Ville] ont détourné ce dossier à des fins politiques, de manière à nuire» à M. Daigle, peut-on lire dans la requête.
Ghislain Daigle dit avoir tenté de régler le dossier à l'amiable pour éviter sa judiciarisation, mais l'administration municipale «néglige, omet ou refuse» de l'indemniser à part entière.
Il réclame donc près de 64000 $, notamment en dommages-intérêts pour troubles, ennuis et inconvénients.
En 2013, Le Soleil rapportait que la Ville de Saint-Antoine-de-Tilly avait déjà dépensé quelque 4000 $ en frais de justice dans cette cause.