Le programme requiert beaucoup d'heures de stage. Plus d'un an est consacré à un apprentissage en pharmacie.

S'adapter à la nouvelle réalité

Avec l'entrée en vigueur des sept nouvelles activités, les futures cohortes d'étudiants en pharmacie devront être formées. Les cours universitaires ont dû s'adapter à cette nouvelle réalité.
«Il faut s'assurer que, dans la formation, on voit tous les aspects réglementaires de ces activités», indique Anne Dionne, directrice du programme de doctorat de premier cycle en pharmacie, à l'Université Laval, actuellement en sabbatique pour réaliser des recherches.
Compétences
Aujourd'hui, explique-t-elle, le programme est axé sur des compétences. «On établit ce que le pharmacien devrait faire aujourd'hui et dans les dix prochaines années.» Tous les jeunes pharmaciens qui sortiront de l'université doivent pouvoir réaliser les nouvelles activités.
«Les finissants qui vont terminer au mois d'avril ont une formation pour répondre aux exigences réglementaires. Mais pour les premières années, on s'assure vraiment de mettre l'accent là-dessus. Comme ça, quand ils vont arriver en pharmacie, ils vont savoir quoi faire.»
La formation des étudiants de dernière année ressemble à celle qui est promulguée aux pharmaciens en exercice.
Le doctorat de premier cycle en pharmacie est enseigné dans deux établissements au Québec : à l'Université Laval et à l'Université de Montréal.
Le programme requiert beaucoup d'heures de stage. Plus d'un an est consacré à un apprentissage en pharmacie. Au total, le programme dure quatre ans.
Ceux qui désirent ouvrir leurs propres pharmacies peuvent se diriger vers le profil entrepreneurial. «Ils vont aller chercher du mentorat», dit-elle. Ceux qui préfèrent oeuvrer en milieu hospitalier peuvent poursuivre à la maîtrise.
Programme contingenté
L'Université Laval accueille 192 étudiants en pharmacie par année. Le programme est contingenté, précise Mme Dionne, en raison de la disponibilité des ressources et des salles de classe dans les établissements.
«Je ne peux pas en avoir deux sur la même chaise», dit-elle ajoutant que près de 1900 personnes s'inscrivent chaque année. Ce qui fait que bon an, mal an, environ 10 % de ceux qui appliquent seront acceptés dans le programme.
«Habituellement, s'ils ne sont pas acceptés en pharmacie, ils vont s'inscrire dans d'autres programmes qui ont un lien avec la santé», dit-elle.
S'il y a beaucoup d'appelés et peu d'élus dans les programmes en pharmacie, la situation est plus rose lorsqu'ils entrent sur le marché du travail, sans être idylliques pour autant.
«Si on s'était parlé il y a un an, même deux, je vous aurais dit que les perspectives sont excellentes. Aujourd'hui, elles sont bonnes, mais avec tout ce qui se passe actuellement dans le réseau de la santé, les coupures, la réorganisation, c'est plus difficile», dit-elle, «ils passent plus d'entrevues.»
«Les grands centres commencent à être plus saturés, il vaut mieux qu'ils aillent en région», recommande-t-elle.