The Green House Robert Scott

Robert Scott: l'artiste qui venait de loin.

Avec la montée de la jeune chanteuse Lorde, plusieurs ont découvert qu'il y avait une scène musicale en Nouvelle-Zélande.
Une scène dont le chanteur et multi-instrumentiste Robert Scott faisait déjà partie, via les groupes The Clean et The Bats, près de deux décennies avant la naissance de la jeune sensation. Sur son troisième album solo, Scott offre un peu deux albums en un puisqu'il a invité sa compatriote Hollie Fullbrook, alias Tiny Ruins, à l'accompagner sur près de la moitié des chansons en lui donnant beaucoup de glace. Que ce soit pour les choeurs ou pour chanter avec Scott, la voix de Fullbrook apporte une couleur différente aux pièces. L'atmosphère générale demeure plutôt acoustique, douce et feutrée, mais quelques titres un peu plus électriques et rythmés se dégagent du lot, notamment Month of Sundays, l'instrumentale Where the Frost Lies ou alors l'excellente Vertigo, qui rappelle la dernière période de Hüsker Dü. Un artiste qui mériterait davantage de visibilité de ce côté-ci de la planète et qu'il vaut la peine de découvrir.