Postcards from Paradise, Ringo Starr

Ringo Starr: sympathique ***

À 74 ans, Ringo Starr n'est visiblement pas mûr pour la retraite.
L'ex-Beatles présente ce printemps son 18e album solo, s'apprête à être intronisé au Temple de la renommée du rock (où il rejoindra ses confrères du Fab Four, qui ont tous été honorés en solo) et mijote une tournée qui l'amènera à Montréal le 21 octobre. Et ce n'est pas non plus à cet âge que le musicien anglais va se réinventer. Avec Postcards from Paradise, Starr nous revient là où on l'attendait, dans un créneau pop-rock de la vieille école, teinté de nostalgie (il rend hommage à son premier groupe, Rory and the Hurricanes, et pige sans vergogne dans le répertoire des Beatles pour offrir dans la pièce-titre un florilège de citations) et de bons sentiments (quitte à flirter avec le sirupeux pour rendre hommage à l'amour qui dure).
Mais l'exercice n'est pas inintéressant pour autant, si on le prend pour ce qu'il est : des chansons souriantes et généralement sympathiques, qui ne manquent pas de moyens, mais qui n'aspirent pas non plus à révolutionner le genre.