Geneviève Saillant, 87 ans, est décédée des blessures subies à la résidence privée Côté Jardins. Elle est tombée sur le sol alors que la préposée aux bénéficiaires Houssna Mahamat tentait de la sortir du bain.

Résidence Côté Jardins: la prison réclamée pour l'ex-préposée

La préposée aux bénéficiaires Houssna Mahamat, coupable de négligence criminelle ayant causé la mort d'une octogénaire dans une résidence pour personnes âgées, mérite une peine de 12 mois de prison, estime la poursuite. La défense plaide pour l'imposition de travaux communautaires et une peine courte à purger de façon discontinue.
<p>L'ex-préposée aux bénéficiaires au CHSLD Côté Jardins Houssna Mahamat</p>
La préposée aux bénéficiaires Houssna Mahamat, coupable de négligence criminelle ayant causé la mort d'une octogénaire dans une résidence pour personnes âgées, mérite une peine de 12 mois de prison, estime la poursuite. La défense plaide pour l'imposition de travaux communautaires et une peine courte à purger de façon discontinue.
Houssna Mahamat a été reconnue coupable d'avoir fait preuve d'une grave négligence lorsqu'elle a donné son bain à Geneviève Saillant, 87 ans, en novembre 2010 à la résidence Côté Jardins de Sainte-Foy.
La dame est morte d'une fracture du crâne après avoir fait une lourde chute du haut de la chaise adaptée.
L'ex-préposée aux bénéficiaires Houssna Mahamat, âgée de 30 ans et enceinte de son quatrième enfant, a présenté ses excuses à la famille Saillant hier à l'occasion des représentations sur la peine, disant «regretter amèrement tout ce qui s'est passé».
L'avocat de Houssna Mahamat, Me Sébastien St-Laurent, a rappelé au juge Jean-Louis Lemay que sa cliente, même si elle a fait de son mieux, avait «certaines limitations personnelles à l'accomplissement de ce travail». «On peut s'interroger sur le bien-fondé d'embaucher Mme Mahamat», ajoute l'avocat de la défense, qui réclame l'imposition de travaux communautaires et une peine de prison d'environ trois mois à purger les fins de semaine.
La procureure de la Couronne Me Geneviève Bédard n'est pas convaincue que même après un procès, l'ex-préposée saisisse l'ampleur de sa responsabilité. «Est-ce qu'elle a vraiment des remords sincères ou si elle tente encore de se justifier par le contexte?» demande Me Bédard.
La procureure de la Couronne estime qu'une peine de 12 mois d'incarcération serait appropriée.
Le juge Jean-Louis Lemay rendra sa décision le 25 janvier.