Le recours visait toutes les personnes qui ont été abusées sexuellement par un prêtre membre de la congrégation des Rédemptoristes entre 1960 et 1987 alors qu'elles étudiaient au Séminaire Saint-Alphonse à Sainte-Anne-de-Beaupré, un établissement qui est ensuite devenu le Collège Saint-Alphonse. Quelque 70 personnes ont adhéré au recours.

Rédemptoristes: un dernier litige à régler avant l'entente

Le règlement de 20 millions $ entre les victimes des prêtres pédophiles et les Rédemptoristes devrait être entériné mardi par le juge Claude Bouchard. Mais pas avant de régler un dernier litige autour de la divulgation des noms des religieux coupables d'abus.
Après cinq ans de démarches et un pénible procès, les victimes du Séminaire Saint-Alphonse, menées par le requérant Frank Tremblay, ont accepté à la mi-août un règlement de 20 millions $ pour clore définitivement le dossier. Il s'agit du plus important montant à être versé dans un recours du genre au Québec. La requête pour approuver ce règlement historique sera entendue mardi au palais de justice de Québec.
Un dernier point divise les parties. Tel qu'annoncé dans le règlement, les Rédemptoristes veulent qu'on leur transmette, de façon confidentielle, l'information permettant l'identification de tout membre de la congrégation ayant commis des abus sexuels. La congrégation dit avoir besoin de l'information pour «s'acquitter de ses obligations canoniques» et administrer des sanctions disciplinaires, comme elle l'a fait dans le cas de Raymond-Marie Lavoie.
Un des avocats des victimes, Me Robert Kugler, a confirmé au Soleil qu'il allait contester cette requête des Rédemptoristes, qui vient ouvrir une brèche dans la confidentialité, élément central dans un dossier d'agression sexuelle.