Le vote anticipation plaît beaucoup aux électeurs de la grande région de Québec. La circonscription de Louis-Hébert, avec un taux de 26,28 %, arrive en tête de classement au Québec. Ce taux est de 19,47 % dans Taschereau, de 21,99 % dans Jean-Talon, de 19,56 % dans Jean-Lesage et de 21,16 % dans Lévis, des taux supérieurs à la moyenne dans tous ces cas.

Record de vote par anticipation

Près d'un million de Québécois (16%) ont voté par anticipation depuis vendredi dernier, un record et une légère hausse par rapport aux élections de 2008, lors desquelles le taux de participation avait été historiquement bas. En entrevue au Soleil, le directeur général des élections (DGE), Jacques Drouin, accueille ce bilan avec un optimisme prudent.
Le DGE a confirmé mardi que 15,57% des électeurs inscrits avaient déjà exprimé leur droit de vote, que ce soit par le vote par anticipation, au bureau du directeur de scrutin ou dans les centres d'hébergement. En 2008, 11,78% des électeurs avaient fait de même. C'est donc une hausse de 3,79 points.
Le vote par anticipation bat des records d'une élection à l'autre. Sa popularité est passée de 5,56% en 2003 à 10,23% en 2007, pour atteindre 15,57% cette année. Mais M. Drouin refuse de se bomber le torse trop vite. «En 2008, on avait été très encouragés par la participation au vote par anticipation», qui avait augmenté, «mais la balloune s'est dégonflée le jour du scrutin» avec un taux global de participation catastrophique de 57,43%. N'empêche, il se dit «très content de la participation et du déroulement», même s'il a constaté des embouteillages à quelques endroits.
Le vote par anticipation plaît beaucoup aux électeurs de la grande région de Québec. La circonscription de Louis-Hébert, avec un taux de 26,28%, arrive en tête de classement. Ce taux est de 19,47% dans Taschereau, de 21,99% dans Jean-Talon, de 19,56% dans Jean-Lesage et de 21,16% dans Lévis, des taux supérieurs à la moyenne dans tous ces cas.
Cette hausse globale n'est certainement pas étrangère au fait que le DGE ait ajouté au fil des années de plus en plus de façons et de plus en plus de temps pour voter. Cette année, les électeurs ont maintenant huit jours pour voter, soit le jour du vote traditionnel, cinq jours de vote au bureau du directeur de scrutin (jusqu'à jeudi) et deux jours de vote par anticipation (dimanche et lundi derniers).
Vue cette montée, «la réflexion qu'il va falloir faire, c'est sur le vote par anticipation : doit-on augmenter le nombre de bureaux, le nombre d'heures, le nombre de jours?» s'interroge le DGE.
M. Drouin espère ardemment que les Québécois se rendront massivement aux urnes le 4 septembre prochain. «C'est pour ça qu'on est partout : dans les journaux, à la télévision, sur le Web, on a mis des panneaux dans les autobus...» Avec le «contexte particulier» de la présente élection, «j'ose espérer que ça donne un meilleur résultat [quant à la participation] qu'en 2008».