Les pièges à rats installés par les Exterminateurs du Québec et Régis Gravel commencent à porter fruit.

Rats dans le parc Saint-Roch: les pièges commencent à porter fruit

Les efforts visant à éliminer les rats du Jardin de Saint-Roch commencent à porter fruit. En date de vendredi, les trappes de l'entreprise Exterminateurs du Québec avaient capturé près d'une soixantaine de rongeurs dans ce parc. Malgré tout, quelques rats étaient encore visibles.
L'entreprise a repris son travail d'extermination dès mardi de cette semaine, après un premier essai qui avait donné bien peu de résultats au début de l'été. Un porte-parole de la Ville de Québec, François Moisan, confirme que la Ville a dû débourser 3500$ afin de tenter d'éliminer les rats au Jardin de Saint-Roch depuis le début de l'été.
Selon le propriétaire de l'entreprise d'extermination, Régis Gravel, les deux premiers jours ont été très productifs, alors que plus d'une vingtaine de rats ont été capturés chaque jour. Depuis, la récolte s'est avérée moins élevée, si bien que les opérations cesseront en fin de semaine afin de reprendre dès lundi.
«Nous en avons pris plusieurs dizaines, indique M. Gravel. Il en reste encore, mais beaucoup moins qu'au début de la semaine.»
Parc sous surveillance
Tout au long de la semaine, un employé de la compagnie d'extermination a passé la journée au parc, afin de surveiller les trappes posées un peu partout dans le parc. Dès qu'une trappe sautait, l'employé se rendait cueillir la bête. Afin d'attirer les rats sur les trappes, du beurre d'arachide est normalement utilisé comme appât.
Pour éviter que les trappes ne se fassent voler au cours de la nuit, la Ville de Québec a même embauché une agence de sécurité afin qu'un gardien surveille l'équipement de travail de l'entreprise Exterminateurs du Québec. Lors de la première tentative au début de l'été, les trappes avaient été volées dès la première nuit.
Lutte plus compliquée
M. Gravel affirme qu'en raison de nouveaux règlements fédéraux mis en place depuis 2008 par l'Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire, il lui est plus difficile d'utiliser le poison à rat afin de capturer les bêtes, notamment dans des parcs. Comme il ne peut avoir recours à ce poison que dans certaines circonstances, la lutte contre les rats est plus compliquée.
De plus, des gens continuent de les nourrir dans le parc, ce qui nuit aux efforts d'extermination. Encore hier matin, des miettes de pain avaient été laissées près d'une plate-bande.
Le relationniste de la Ville de Québec a indiqué que la majorité des 3500$ a été versée à l'entreprise d'extermination, alors qu'une partie de la somme a été nécessaire pour payer l'agence de sécurité.
M. Moisan signale que son organisation est bien heureuse des premiers résultats, mais qu'il faudra encore attendre afin de constater l'élimination complète des rats dans le parc.
«On avait fait une partie du travail au début de l'été, et les bêtes sont revenues. Alors, il faut être patient.»
Le propriétaire de la compagnie Exterminateurs du Québec a aussi confirmé que son entreprise mène une lutte contre les rats à la place Jacques-Cartier, qui se trouve tout juste devant la bibliothèque Gabrielle-Roy. Seulement jeudi, sept ou huit rats ont été capturés à cet endroit, encore là, à l'aide de trappes. Le travail se poursuivra aussi lundi.
Le porte-parole de la Ville de Québec indique que les experts de la Ville ne savent pas d'où viennent ces rats de la place Jacques-Cartier. M. Gravel affirme pour sa part que les rongeurs sont fort probablement des rats d'égout, et non des rats domestiques, comme ceux que l'on trouve au Jardin de Saint-Roch. Les rats de Jardin de Saint-Roch auraient été amenés à cet endroit au début de l'été par des citoyens.