Toutes les traces du cancer de David Philippe ont disparu. Il a recommencé à travailler à temps plein, il est heureux.

Quoi de neuf?

Un début, un milieu, une fin. C'est comme ça qu'on apprend, à l'école, à écrire une histoire. Une structure simple, des idées claires, idéalement, et de la suite dans ces mêmes idées. Mais, dans les histoires que je vous raconte parfois, la fin n'en est pas vraiment une, c'est presque le début, en fait. Alors voilà, quelques suites, jeudi et vendredi.
Une vraie famille, bientôt plus grande
Je vous ai parlé de Jean* et de Caroline* en janvier, je vous racontais leur «projet de fou», c'est eux qui le disent, d'agrandir leur maison pour accueillir des enfants dont personne ne veut, des petits Québécois qui sont «barouettés» d'un bord et de l'autre depuis qu'ils sont nés, qui n'ont jamais su ce que c'est d'avoir une famille. 
Caroline et Jean avaient déjà six enfants, deux biologiques, deux adoptés et deux autres confiés par un centre jeunesse. Ils voulaient en accueillir plus, leur maison était trop petite, ils avaient besoin de 20 000 $.
Les gens ont été très généreux. Jean et Caroline sont dans les rénos par-dessus la tête et ils sont contents, tout devrait
être terminé dans une dizaine de jours. Après quoi, ils pourront - finalement - agrandir leur famille.
Une pétition pour Mirianne
Lundi, la députée péquiste Véronique Hivon s'est fait le porte-voix des veuves comme Mirianne Lebel, et des veufs aussi, qui se retrouvent pénalisés par l'aide financière aux études. Mirianne, dont le conjoint est mort subitement en mai 2010, se bat depuis plus d'un an pour joindre les deux bouts, pour que ses deux filles ne manquent de rien et, aussi, pour corriger les iniquités du système. Mme Hivon a endossé une pétition dont l'objet est fort simple : que, à revenus égaux, un parent dont le conjoint est mort reçoive au moins autant d'argent pour retourner aux études que celui dont le conjoint, ou l'ex, vit encore.
La magie opère toujours
Vous vous souvenez peut-être de la photo qui accompagnait le texte que j'ai écrit sur David Philippe en décembre, il avait un gros coeur rasé sur le torse. Il avait fait ça pour ses deux enfants, il se pensait condamné par un cancer agressif, les médecins ne lui donnaient aucune chance de s'en sortir. Puis, il y a eu un nouveau traitement, une chance sur trois que ça fonctionne. Toutes les traces du cancer ont disparu, les tests le confirment les uns après les autres. Il a recommencé à travailler à temps plein, il est heureux. Et il prie pour que le Canadien gagne la Coupe Stanley.
525 jours
Cinq cent vingt-cinq jours se sont écoulés depuis le 8 novembre 2013. Cinq cent vingt-cinq matins que quelqu'un se regarde dans le miroir en sachant que c'est lui qui, aux petites heures du matin, était au volant du VUS de couleur foncée qui a heurté à mort Étienne Gourde, 28 ans. Cinq cent vingt-cinq jours que sa famille se demande ce qui s'est vraiment passé, cette nuit-là.
* Ces prénoms ont été modifiés.