Benoît Robert, président du Groupe sport et divertissement de Québecor, estime que le Centre Vidéotron s'inscrira dans le réseau des grands amphithéâtres de la planète.

Québecor: le sport, vecteur de croissance

Moins d'un mois avant l'ouverture au public du Centre Vidéotron, les ouvriers s'affairent à fignoler les derniers détails avant que les citoyens franchissent la grande porte. Et Benoît Robert, président du Groupe sport et divertissement de Québecor, n'en est pas peu fier.
«À chaque fois que je rentre ici, j'ai des frissons», affirme celui qui est en poste depuis le 18 août 2014, et que Le Soleil a rencontré dans une loge de l'amphithéâtre. Et le temps des réjouissances sera court, puisque l'imposant édifice de 400 millions $ du quartier Limoilou sera rapidement mis à l'épreuve. Après l'ouverture au public du 3 au 7 septembre, les Remparts fouleront pour la première fois la glace du Centre Vidéotron le 12 septembre et Metallica suivra le 16 septembre. Puis l'amphithéâtre vivra son premier véritable test avec le match présaison du Canadien de Montréal, qui affrontera les Penguins de Pittsburgh le 28 septembre.
Pour Québecor, le sport est avant tout un vecteur de croissance, explique M. Robert. Et l'amphithéâtre de Québec s'inscrit dans le plan de l'organisation. «Ce qu'on a fait dès le départ, c'est de mettre sur pied TVA Sports pour devenir le premier télédiffuseur, puis notre entente avec la LNH pour 12 ans, l'achat de deux équipes de hockey junior majeur du Québec [les Remparts de Québec et l'Armada de Blainville-Boisbriand]. Et le Centre Vidéotron est la manière de faire en sorte que le sport prenne une bonne place chez Québecor.» 
Et si le sport reste la priorité du géant québécois, le volet culturel occupe aussi une place de choix dans la stratégie de Québecor. Celui qui a passé les 35 dernières années de sa vie aux États-Unis avait comme ambition de mettre le Centre Vidéotron sur le circuit des grands évènements grâce aux partenariats avec AEG et Live Nation. «Le Centre Vidéotron se doit de faire partie d'un réseau d'arénas et d'amphithéâtres majeur sur la planète», croit M. Robert. «Et on s'est associé avec Live Nation et Ticketmaster, le plus grand courtier de spectacles au monde, pour donner aux gens de Québec ainsi qu'à toute la province des spectacles haut de gamme.»
Le partenariat avec la Ville de Québec est resté à flot, contre vents et marées. 
M. Robert affirme que depuis le départ, la relation avec l'administration municipale a été d'abord et avant tout un travail d'équipe. «C'est un travail d'équipe depuis le début. C'est la meilleure façon de l'expliquer. La Ville et Québecor partagent le même but, celui de réussir à donner aux gens de la ville de Québec un amphithéâtre extraordinaire, avec un service à la clientèle et une programmation extraordinaires.»
Risque calculé
Au total, Québecor s'est engagé à verser 111,75 millions $ sur 25 ans en loyer à la Ville de Québec sans équipe de la LNH, et 33millions $ pour que l'édifice porte son nom. Et si une équipe de hockey professionnel venait se poser à Québec, le loyer passerait à 188,5 millions $ pour 25 ans, et 63,5 millions $ pour le nom. Si ce pari peut sembler risqué, M. Robert avoue que «pour accomplir quelque chose, il faut avoir une vision» et, bien entendu, les moyens de ses ambitions. 
Si M. Robert n'a pu confirmer que des officiels de la Ligue nationale ont visité l'amphithéâtre, il a cependant affirmé que des responsables et des dépisteurs d'autres équipes du circuit Bettman l'ont vu et se sont dits «ébahis» par la structure.