Gérard Deltell (photo) dénonce la «politicaillerie à bas étage» que représente la candidature de Pierre-Karl Péladeau, qu'il compare à celle de Gaétan Barette pour le PLQ alors qu'il était leur ennemi juré il y a à peine un an.

Projets de Québec: la CAQ ne craint pas de contrecoup électoral

Les têtes d'affiche de la Coalition avenir Québec (CAQ) dans la région de Québec ne craignent pas de contrecoup électoral, même s'ils prennent leurs distances de projets chers à Régis Labeaume.
Pour Gérard Deltell, député de Chauveau, il est normal que le maire fasse la promotion de ses dossiers, mais le gouvernement provincial doit discriminer. «Ce qu'on a mis en priorité, ce sont les transports et les services de proximité», dit-il.
Le leader parlementaire de la CAQ affirme que son équipe fait preuve «de courage, d'honneur et de dignité» en disant non au tramway, à l'anneau de glace, au Diamant et aux Nouvelles Casernes. «On n'est pas là pour faire plaisir à l'un et à l'autre, on est là pour défendre les idées auxquelles on croit», insiste-t-il.
Son collègue Éric Caire ne craint pas la colère du maire Labeaume, qui a déjà écorché le chef François Legault parce qu'il n'appuie pas l'anneau de glace. «Si on avait eu peur de la réaction de M. Labeaume, on aurait fait comme les péquistes, comme les libéraux, et on aurait dit oui à tout», lance-t-il.
Le député de La Peltrie s'empresse tout de même de rappeler que son parti est d'accord avec la Ville de Québec dans le dossier des régimes de retraite et accorderait le droit aux municipalités de décréter les conditions de travail de leurs employés.
«Il faut respecter notre promesse centrale, qui est de baisser les taxes», poursuit M. Caire. Il dit demander régulièrement à ses électeurs s'ils préfèrent un répit fiscal ou un anneau de glace. La réponse, «c'est le répit fiscal», rapporte-t-il.
Gérard Deltell croit même possible de garantir des votes en prônant la rigueur. Il donne l'exemple du gouvernement de Jean Charest, qui a promis «mer et monde» à la région de Québec en 2012 sans être payé de retour. Il critique également la ministre Agnès Maltais : «Elle dit que le dynamisme économique de la région de Québec vient des subventions gouvernementales. C'est totalement faux. Ça vient du secteur privé.»