Denis Lejeune a été réélu malgré une accusation d'agression sexuelle

Procès du maire Denis Lejeune: attouchements «dès qu'il en avait l'occasion»

La présumée victime était à la barre mardi lors du procès du maire de Baie-Trinité, Denis Lejeune, procès qui en était à sa deuxième journée au palais de justice de Baie-Comeau.
Comme l'identité de la plaignante fait l'objet d'une ordonnance de non-publication, tout comme le contexte dans lequel se seraient déroulés les événements ayant conduit aux accusations d'agression sexuelle et de harcèlement criminel qui pèsent sur M. Lejeune, bien des pans du témoignage de la mère de famille ne peuvent sortir du tribunal.
Selon la version de la présumée victime, Denis Lejeune aurait commencé par la complimenter, passant ensuite aux avances à caractère sexuel avant de poser un premier geste en novembre 2011. Il aurait coincé la plaignante dans une salle de bain, lui aurait pris les seins par-dessus et sous son chandail et aurait touché son sexe par-dessus son pantalon.
Allusions fréquentes
Par la suite, des contacts aux seins et aux fesses de la plaignante se sont poursuivis «dès qu'il [l'accusé] en avait l'occasion», a lancé la plaignante au juge François Boisjoli. Les allusions de nature sexuelle étaient aussi fréquentes de la part de Lejeune, «mais je n'ai jamais laissé l'impression que je pouvais être intéressée», a-t-elle lancé.
Durant toute la durée des événements, qui se seraient produits entre novembre 2011 et juin 2013, la dame a déclaré ne s'être jamais confiée à sa famille ou ses amies sur ce qu'elle vivait. Tous les présumés contacts se seraient produits «à l'abri des regards», a-t-elle précisé. Elle en aurait parlé pour la première fois avec son conjoint le 11 juin 2013, soit la veille du dépôt de sa plainte auprès de la Sûreté du Québec.
Le défendeur de Denis Lejeune, Me Christian Maltais, a fait évoquer que la plaignante a témoigné mardi de plus d'événements que ceux rapportés dans ses déclarations aux policiers. Me Maltais a commencé son contre-interrogatoire en après-midi, faisant essentiellement préciser à la présumée victime certains points qui ne peuvent être publiés. L'avocat de la défense poursuivra ce matin. En théorie, les témoignages dans ce procès doivent se terminer mercredi.