Denis Lejeune rejette en bloc les accusations d'agression et de harcèlement sexuel qui pèsent contre lui.

Procès de Denis Lejeune: l'accusé avait reconnu avoir touché la plaignante en 2013

Cinquième jour vendredi du procès pour agression et harcèlement sexuel du maire de Baie-Trinité, Denis Lejeune. Ce dernier a reconnu en 2013 devant un policier qu'il a pris le côté de la poitrine de la plaignante par-derrière, touchant ainsi le côté de ses seins. Lejeune avait pourtant déclaré jeudi au tribunal qu'il avait déjà approché ses mains des seins de la présumée victime, mais sans y toucher.
Dans son contre-interrogatoire, la Couronne a cherché à démontrer des contradictions entre le témoignage de l'accusé et sa déclaration aux policiers le 2 juillet 2013, la journée de son arrestation. L'audience à ce procès avait pu écouter lundi l'enregistrement vidéo de cet interrogatoire de plus de quatre heures, mais c'est seulement vendredi que le juge François Boisjoli a autorisé sa publication en l'intégrant à la preuve.
Denis Lejeune a assuré au tribunal qu'il n'a jamais réclamé une fellation à la plaignante. Lors de son arrestation, il reconnaît qu'il a peut-être déjà fait une blague en ce sens, mais ce n'était qu'une blague.
Me Maïka Rousseau, du ministère public, a demandé à Denis Lejeune s'il était l'homme le plus puissant de Baie-Trinité du fait qu'il n'était pas seulement maire, mais aussi directeur général de la scierie du village (fermée depuis sept ans) ainsi que président de la société d'aménagement de la zec et du Centre national des naufrages. L'accusé a rejeté l'étiquette.
Le procès reprendra le 30 avril, avec la décision du juge sur une importante question et les plaidoiries des deux procureurs.