Dédé à travers les brumes part favori dans la course aux Jutra avec dix mises en nomination

Prix Jutra: Dédé à travers les brumes part favori

Dédé à travers les brumes, dra­me biographique sur la vie tragique du chanteur des Colocs, André Fortin, part favori dans la course aux Jutra avec 10 mi­ses en nomination, dont Meilleur film, Meilleur réalisateur et scénario (Jean-Philippe Duval) et Meilleur acteur (Sébastien Ricard).
L'annonce des finalistes, maintenant au nombre de cinq par catégorie (un de plus que les années précédentes), a été faite mardi, au Monument national de Montréal, par la présidente des Jutra, Danielle Proulx, et le délégué général, Henry Welsh.
Au total, 20 films de fiction sur 49 productions éligibles obtiennent au moins une place de finaliste.
Grande ourse : la clé des possibles, adaptation de la populaire télésérie, se classe finaliste dans neuf catégories. À l'exception du choix de Fanny Mallette, retenue à titre de meilleure actrice de soutien, le film de Patrice Sauvé recueille essentiellement ses honneurs dans des catégories techniques (direction artistique, musique, costumes...)
Polytechnique, de Denis Villeneuve, oeuvre en noir et blanc basée sur le tristement célèbre massacre de 1989, tire son épingle du jeu en recueillant sept mises en nomination, dont celles du meilleur film, de la meilleure réalisation et du meilleur acteur de soutien - Maxim Gaudette, dans le rôle du tireur fou, Marc Lépine.
La tragicomédie du vétéran André Forcier, Je me souviens, dont l'action se déroule dans l'Abitibi des années 50, fait sa niche dans six catégories, dont celles de la meilleure actrice (Céline Bonnier), de la meilleure actrice de soutien (Hélène Bourgeois-Leclerc) et du meilleur scénario (André Forcier et Linda Pinet).
J'ai tué ma mère : cinq nominations
Le film cendrillon J'ai tué ma mère, du jeune Xavier Dolan, lauréat de plusieurs prix internationaux et finaliste au César du meilleur film étranger, doit se contenter de cinq mises en nomination, mais parmi les plus prestigieuses : Meilleur film, Meilleure réalisation, Meilleur scénario (Dolan), Meilleur acteur (Dolan) et Meilleure actrice (Anne Dorval).
Outre Anne Dorval et Céline Bonnier, les autres finalistes au Jutra de la meilleure actrice sont Marie-Thérèse Fortin (Les grandes chaleurs), Isabelle Guérard (Détour) et Élise Guilbault (La donation).
Deux autres productions sont également nommées à cinq reprises, en l'occurrence la comédie autobiographique de Ricardo Trogi, 1981 - finaliste dans les catégories Meilleur film, Meilleure réalisation, Meilleur acteur (Jean-Carl Boucher) et Meilleure actrice de soutien (Sandrine Bisson) - et The Timekeeper, premier long-métrage en anglais de Louis Bélanger, avec Stephen McHattie, finaliste dans la catégorie Meilleur acteur de soutien.
Before Tomorrow se distingue avec quatre nominations, dont celle de meilleur film et de meilleure réalisation (Marie-Hélène Cousineau et Madeline Piujuq Ivalu), tout comme la comédie noire Cadavres, d'Érik Canuel, exclusivement dans des catégories techniques.
L'adaptation du roman de Patrick Senécal, 5150, rue des Ormes, recueille trois nominations dont celles de Normand D'Amour (Meilleur acteur) et Sonia Vachon (Meilleure actrice de soutien). Les doigts croches, de Ken Scott, est nommé trois fois (dont Meilleur scénario).
La production québécoise la plus populaire au box-office l'an dernier, De père en flic (recettes de plus de 10,5 millions $), doit se con­tenter de deux nominations, celles des vétérans Michel Côté (Meilleur acteur) et Rémy Girard (Meilleur acteur de soutien).
Jury : une nouveauté
À la suite de la controverse de l'an dernier, la direction des Jutra a décidé de faire appel cette année à un jury de 18 personnes «indépendantes et représentatif des différentes associations de techniciens et d'artistes», plutôt qu'à un vote des pairs, pour désigner les finalistes.
La Soirée des Jutra sera présentée sur les ondes de Radio-Canada le dimanche 28 mars, en direct de la Tohu. Patrice L'Écuyer agira à titre de maître de cérémonie. Un prix hommage sera remis à René Malo, pionnier dans la production et la distribution de films au Québec.
L'an dernier, Ce qu'il faut pour vivre, de Benoît Pilon, avait raflé les Jutra du meilleur film et du meilleur scénario, et Lyne Charlebois, celui de la meilleure réalisation pour Borderline, une première pour une cinéaste.