Maxime Carrier-Légaré

Prise d'otages au Mali: trois Québécois «sains et saufs»

Trois Québécois ont réussi à sortir indemnes de la prise d'otages survenue vendredi, à l'hôtel Radisson Blu, à Bamako, au Mali, qui s'est soldée par la mort de 30 personnes, dont 3 assaillants, tués par les forces spéciales maliennes.
Sur cette image tirée de la télévision malienne, on voit les forces de sécurité donner l'assaut.
Les troupes maliennes ont aidé des otages à s'enfuir.
Maxime Carrier-Légaré, un employé de l'Assemblée nationale, Pierre Boivin, avocat associé à la firme McCarthy Tétrault, et Patrice Martin, de Gatineau, greffier principal adjoint responsable des Associations parlementaires et ex-président de la Société des transports de l'Outaouais, ont réussi à prendre la fuite.
L'Assemblée nationale a confirmé que l'un de ses employés, Maxime Carrier-Légaré, était «sain et sauf», après avoir fui l'hôtel.
«Il est en lieu sûr, en sécurité, il n'y a pas lieu de s'inquiéter», a mentionné une porte-parole de l'Assemblée nationale, Noémie Cimon-Mattar, au sujet du jeune trentenaire, qui a fait son entrée sur la colline parlementaire en 2009. Joint par Le Soleil, sa mère s'est refusée à tout commentaire.
Maxime Carrier-Légaré, conseiller politique à l'Association parlementaire de la francophonie (APF) à Paris, participait à Bamako à une formation sur l'administration et l'organisation du travail parlementaire à l'intention des fonctionnaires de l'Assemblée nationale du Mali.
En vertu d'une entente avec le gouvernement québécois, M. Carrier-Légaré oeuvre pour l'APF depuis quatre ans. Établi à Paris, il serait retourné là-bas dans les dernières heures.
Dans une entrevue à la chaîne de télé 24, il a déclaré avoir vu «des cadavres dans le lobby. C'est horrible ce qui se passe ce matin [vendredi]».
«J'étais caché dans ma chambre. On m'a crié de sortir, on a défoncé ma porte. Les forces de sécurité sont arrivées. Je tiens d'ailleurs à souligner leur courage et leur travail.»
Délégations internationales
Une trentaine de directeurs et d'assistants parlementaires prenaient part à ce colloque, animé par des universitaires et des fonctionnaires provenant de l'Assemblée nationale du Sénégal, du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles et du Parlement du Canada.
Pierre Boivin, un spécialiste du droit des affaires chez McCarthy Tétrault et ex-diplômé de l'Université Laval, a trouvé refuge à l'ambassade canadienne. Son employeur a fait savoir par voie de communiqué que «tant sa famille que ses amis chez McCarthy Tétrault sont extrêmement soulagés».
L'expertise de Me Boivin est axée sur les opérations de fusion et acquisitions, ainsi que sur la planification et la négociation de transactions commerciales, notamment dans le secteur des ressources naturelles. Il pratique à Montréal et à Québec, sur Grande Allée.