Priscilla Presley «agréablement surprise» par Elvis Experience

Priscilla Presley a beau siéger au conseil d'administration de la Elvis Presley Enterprises, l'ex-femme du King se considère d'abord et avant tout comme une artiste. Le regard qu'elle a posé sur le spectacle de Martin Fontaine, dimanche soir au théâtre Capitole, n'est pas celui de la femme d'affaires, mais celui de l'artiste.
<p>Priscilla Presley a été impressionnée par la performance de Martin Fontaine (à droite): «J'avais l'impression de me trouver devant une copie conforme. C'était très émouvant».</p>
La première impression qu'elle garde de Elvis Experience est essentiellement positive. «C'est si bon qu'il faut que je prenne un peu de recul et que je me demande ce que serait de le présenter à Vegas.» 
«Je suis très impressionnée par Martin, avoue sans détour la prestigieuse invitée au tout début de l'entrevue accordée au Soleil, lundi. Son spectacle n'est ni une imitation ni un hommage à Elvis. Il s'empare littéralement d'Elvis. On voit qu'il l'a étudié attentivement, au point de l'avoir dans la peau, de l'incarner sur scène avec une confortable aisance, et seulement sur scène.»
Priscilla Presley a été agréablement surprise, pour ne pas dire rassurée, de constater que, sans les artifices du maquillage, il n'existe à peu près aucune ressemblance entre Martin Fontaine et Elvis. «Ça m'a permis de me sentir plus à l'aise, de regarder le spectacle exactement comme si j'étais assise dans la salle à Las Vegas à l'époque. J'avais l'impression de me trouver devant une copie conforme. C'était très émouvant.»
Au-delà de la consécration qu'elle apporte aux artisans de Elvis Experience, la présence de l'ex-femme d'Elvis Presley marque peut-être une étape sur la route qui conduira éventuellement Elvis Experience à Las Vegas.
L'opinion de Priscilla Presley, elle-même le reconnaît, a une influence certaine sur les orientations de la Elvis Presley Enterprise. «Je peux faire jouer mon influence, je peux faire des suggestions, mais vous savez, nous avons un conseil, et c'est bien ainsi. Je suis venue ici davantage comme une experte parce que bien des gens n'ont jamais vu Elvis. Pour le moment, je dois digérer le spectacle. Je dois dépasser un peu mes propres sentiments. Je dois penser à ses fans, à ceux qui ne l'ont jamais vu comme à ceux qui l'ont bien connu, et me demander si ce serait le bon spectacle pour Vegas. Parce qu'à l'époque où il s'y produisait, Elvis, c'était pour ainsi dire Vegas.»
L'actrice et écrivaine de 69 ans cherche par ailleurs à se distancier de l'image de la femme d'affaires véhiculée dans les médias. «Bien sûr, on me considère comme tel, notamment à cause de Graceland. Mais vous savez, je suis entourée d'une équipe merveilleuse. Par contre, je pense que j'en sais assez sur Elvis pour prendre des décisions d'affaires éclairées. Je sais ce qu'il aimait et ce qu'il n'aimait pas. C'est donc plus facile pour moi de faire les bons choix.»
<p>Martin Fontaine et Jean Pilote, le patron du Capitole, lors de la conférence de presse de lundi</p>
«Une journée particulière»
Pour Jean Pilote, comme pour Martin Fontaine, le passage de Priscilla Presley à Québec transforme un vieux rêve en réalité. Près de 20 ans que les deux hommes attendaient ce moment. 
«C'est une journée particulière», a lancé Martin Fontaine aux journalistes venus recueillir ses impressions au lendemain d'une soirée que le chanteur qualifie d'historique. «J'ai vécu un moment magique. J'ai laissé mes jambes sur scène. J'ai la voix un peu éparpillée. Mais j'ai découvert une dame hyper généreuse. Elle n'était pas obligée de faire ça. C'est un moment qu'on n'oubliera pas.»
Pour Jean Pilote, la présence de Priscilla Presley au Capitole représente une sorte de consécration. «C'est ben le fun pour Québec, pour la notoriété du Capitole et pour le spectacle», a commenté le patron du théâtre.
«Le but de la présence de Mme Presley, c'était de lui permettre, après 19 ans, de voir ce que l'on fait, a indiqué Jean Pilote. Elle n'avait vu que les vidéos.» 
Apparemment, l'ex-femme du «King» n'avait encore jamais assisté à un spectacle mettant en vedette un artiste personnifiant Elvis Presley.
«Et surtout, un Elvis roux, elle n'en avait jamais vu non plus, a glissé Martin Fontaine, sourire en coin. Pour elle, c'était un peu comme une visite au zoo.» 
À l'issue de la représentation, Martin Fontaine et Jean Pilote ont pu discuter avec leur invitée jusqu'à 1h du matin. «Elle nous a dit que c'est le genre de spectacle qui redonne du prestige à Elvis, qui le débarrasse du côté quétaine qui s'est ajouté depuis sa mort, et même un peu avant, raconte le propriétaire du Capitole. Ça vient effacer tout le mauvais qui a pu être fait au cours des années.» 
<p>Au milieu de ce branle-bas étouffé de caméras et de micros, Priscilla Presley, elle, reste tout à fait calme et détendue. L'ex-mannequin ordonne elle-même le travail du photographe du Soleil: «Prenez votre temps, je veux que vous fassiez une belle photo. Je vais remettre un peu de poudre. Je ne veux pas que ma peau brille.» Elle demande ensuite à voir les clichés, cela va de soi.</p>
À la cour de Priscilla
En haut du grand escalier du Capitole, là où Priscilla Presley s'est installée avec sa cour pour recevoir la presse, la fébrilité est palpable. Un peu comme dans une église, le chuchotement prévaut. Les relationnistes chargées de la bonne marche des entrevues multiplient les directives à voix basse. L'accès des photographes à la vedette est étroitement contrôlé. L'environnement est choisi avec soin, les conditions d'éclairages mesurées à l'avance et le temps imparti calculé à la seconde près.
Au milieu de ce branle-bas étouffé de caméras et de micros, l'ex-mannequin, elle, reste tout à fait calme et détendue. L'image, c'est son métier, on le sent. Elle ordonne elle-même le travail du photographe du Soleil: «Prenez votre temps, je veux que vous fassiez une belle photo. Je vais remettre un peu de poudre. Je ne veux pas que ma peau brille.» Elle demande ensuite à voir les clichés, cela va de soi.
«L'image, c'est vraiment tout ce que nous avons, explique-t-elle au Soleil, quelques instants plus tard. Je suis concernée par mon image. Tout le monde devrait l'être. Parce que le contexte dans lequel nous vivons à notre époque est devenu très délicat, avec les médias sociaux, Facebook, Instagram, twitter, etc. Ces médias ont décidément des avantages, mais ils possèdent également tout un côté sombre.»