Le doyen de la Faculté des sciences et de génie de l'Université Laval, André Darveau

Prévisions d'embauche: optimisme à l'Université Laval

La Faculté des sciences et de génie de l'Université Laval (FSG) demeure optimiste de voir ses futurs diplômés dénicher un emploi très rapidement, et ce, même si un sondage réalisé par le Réseau des ingénieurs du Québec (RIQ) révèle que les prévisions d'embauche ont chuté de près de 60 % pour 2014.
Globalement, pour cette année, les prévisions d'embauche des entreprises interrogées au Québec - 35 organismes publics, 82 entreprises manufacturières, 37 firmes de génie-conseil et 46 entreprises des autres secteurs d'activités - totalisent 1204 ingénieurs, alors que ces mêmes entreprises prévoyaient 2930 embauches en 2013.
Le doyen de la FSG, André Darveau, invite à la prudence quant aux projections en lien avec l'employabilité puisque la commission Charbonneau est en cours depuis maintenant deux ans et que seulement une légère baisse des offres d'emploi affichées a été observée au Service de placement de l'Université Laval.
«De plus, le choc démographique qui affectera le Québec et qui réduira drastiquement le bassin de main-d'oeuvre, combiné aux nombreux départs à la retraite envisagés, fera en sorte que nos étudiants seront toujours fortement en demande», a ajouté M. Darveau.
Stages
La FSA préfère plutôt se tourner vers le nombre d'étudiants de la Faculté participant à un stage pour bien connaître la situation du marché de l'emploi.
«Nous constatons une augmentation du nombre de stages cette année, ce qui démontre une certaine vitalité du marché. Il s'agit d'une information des plus encourageantes puisque nous savons que les stages dans notre secteur sont étroitement liés à l'embauche; c'est un mode de recrutement pour les entreprises. Pour la FSG, il s'agit d'un indicateur des plus positifs pour nos étudiants», soutient M. Darveau.
Afin d'épauler le mieux possible les futurs diplômés dans leur quête à l'emploi, la FSG offre une nouvelle formule de stages Sigma+. Un stage permettant de bonifier les études d'une expérience de terrain, facilitant ainsi le saut vers le marché de l'emploi en permettant à l'étudiant de se distinguer dès les bancs d'école.
«Il s'agit de l'une des formules d'alternance travail-études les plus avantageuses et flexibles des universités québécoises. Quel que soit le programme de baccalauréat, les étudiants choisissent le nombre de stages qu'ils désirent effectuer, ainsi que la ou les sessions auxquelles ils souhaitent les réaliser. De plus, nos étudiants reçoivent une attestation pour chacun des stages réussis, qui s'ajoutera à leur diplôme de baccalauréat, apportant la preuve des compétences à ajouter à leur curriculum vitae», a conclu M. Darveau.
Au terme de l'année universitaire 2012-2013, 3198 étudiants ont terminé leur baccalauréat en génie au Québec (tous secteurs du génie et universités confondus), dépassant de peu les résultats pour 2011-2012, où 3146 étudiants avaient reçu leur diplôme.