Selon nos informations, c'est le patron du bureau de Québec de la firme IBI-DAA, Jean-François Rolland, qui a sollicité ses employés pour qu'ils assistent au cocktail du maire en 2009.

Prête-noms: la firme IBI-DAA opérationnelle jusqu'au verdict

Même si elle a reçu des amendes de 10 000 $ du Directeur général des élections pour avoir utilisé des prête-noms dans le financement d'Équipe Labeaume, la firme IBI-DAA pourrait dans les prochaines semaines recevoir des contrats de la Ville de Québec. La Ville étudie ses options avec ses procureurs.
L'entreprise de Québec et son patron, Jean-François Rolland, se sont vu signifier des constats d'infraction lundi pour financement illégal de la campagne électorale du maire de Québec en 2009.
En plus des amendes de 10 000 $, l'entreprise déclarée coupable ne pourra recevoir des contrats publics pendant trois ans, statue la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités.
Or, IBI-DAA a 30 jours pour donner sa réponse à l'accusation. Si elle plaide non coupable, la cause est portée devant les tribunaux, et la sanction ne s'appliquera qu'au moment du jugement de culpabilité. Cela peut prendre du temps.
Le Soleil a tenté de nouveau hier de joindre le patron de la firme afin de connaître ses intentions, mais pour la troisième journée consécutive, il ne nous a pas rappelés.
Mandat de la Ville
Entre-temps, IBI-DAA peut encore techniquement recevoir des mandats de la Ville de Québec. En décembre, elle a été invitée à soumettre une proposition pour un contrat d'aménagement paysager pour des bassins de rétention à Québec. La fiche consultée par Le Soleil ne précise pas les prix donnés par les quatre soumissionnaires qui ont été invités. On sait cependant que le contrat doit se situer entre 25 000 $ et 100 000 $.
Au service des communications de la Ville, le porte-parole David O'Brien indique que le service des approvisionnements est en train d'analyser les soumissions. Le comité d'évaluation décernera un pointage à toutes les entreprises et celle qui est conforme et qui a le meilleur score remportera la mise. Et si IBI-DAA sort gagnante du processus, la Ville lui donnera le contrat, confirme M. O'Brien. «L'entreprise n'est toujours pas inscrite au registre des entreprises non admissibles. Il faut attendre l'expiration des délais d'appel dans ce dossier-là.»
Le Soleil a joint la vice-présidente du comité exécutif Julie Lemieux pour savoir si l'administration Labeaume compte permettre à IBI-DAA d'obtenir des contrats d'ici là. «Nous avons demandé un avis du Service des affaires juridiques de la Ville pour guider nos actions dans ce dossier», a-t-elle répondu par courriel.