Evan, Damien, Édouard, Étienne et Derek sont fébriles, alors qu'il ne reste à peine qu'une semaine avant leur toute première rentrée scolaire.

Premiers pas dans le monde des grands

Ils ont cinq ans, peut-être six. Dans quelques jours, si ce n'est déjà fait, ils feront leur entrée dans le monde des grands, celui de l'école. Appréhension, fébrilité, joie, inquiétude : la parole aux enfants!
«J'ai cinq ans, je m'appelle Damien et je commence l'école dans quatre jours.»
Les cinq garçons rencontrés à la garderie Moi mes souliers étaient bien préparés. Absorbés à notre arrivée par leur partie de soccer, ils se sont vite calmés et se sont rapidement concentrés sur nous au moment de l'entrevue. Visiblement, ils sont prêts pour l'école.
«J'ai hâte à toutes les choses», dit Derek, qui a visité sa future école au courant de la semaine. Bricolage, gymnase, il semblait impatient de commencer.
Assis en cercle, ils nous parlent de ce qu'ils ont acheté pour la maternelle, nous décrivent leurs boîtes à lunch, leurs gourdes, la discussion s'anime.
«Moi, ma mère m'a acheté un t-shirt de Star Wars pour commencer l'école», raconte Evan, «avec R2-D2 et Dark Vador.» «Moi, c'est un chien qui fait du soccer», décrit Étienne.
Les garçons se fréquentent depuis un bon moment à la garderie. Quelques-uns racontent qu'ils se sont croisés au magasin et à la pharmacie quand est venu le temps d'acheter les fournitures. Evan et Damien se suivront d'ailleurs à la maternelle, mais ils ne savent pas encore s'ils seront dans la même classe. «Ça les sécurise de savoir qu'ils vont se revoir», explique l'intervenante qui nous accompagne.
À la garderie, les aptitudes des enfants sont régulièrement évaluées. Et ils sont pris en charge si jamais ils présentent des retards. Certains commencent même très tôt à apprendre l'anglais, comme Édouard, qui a hâte de continuer cet apprentissage à l'école.
Déjà, les garçons nous parlent de ce qu'ils connaissent déjà. «On m'a appris ce que ça fait 2 + 2, 2 + 3, 3 + 4», exprime Édouard avec sérieux. Evan se risque à son tour : «Mille millions plus cent vingt millions égalent mille cent vingt millions», affirme-t-il avec assurance.
Lire, bricoler, assister au cours d'éducation physique pour «apprendre à courir vite pour aller aux Olympiques», les garçons ont hâte de commencer. Et de prendre l'autobus, mais pas nécessairement la première journée. «Avant de prendre l'autobus, maman va me reconduire à l'école pour aller voir mon bureau», raconte Derek. «Donc, il va aller à l'école, il va retourner puis il va re-aller à l'école», déduit Édouard.
Pour eux, commencer l'école signifie qu'ils entrent dans le monde des grands. Bientôt, se réjouissent-ils, ils n'auront plus besoin de faire la sieste. Un grand pas pour des petits. Mais ils espèrent tout de même rester enfants encore un peu. Continuer à jouer avec des petites voitures, à bricoler...
L'entrevue se termine. Les garçons se lèvent et repartent. La tête haute, le pas assuré. Ils ont la vie devant eux.