«La présence de M. Pierre Karl Péladeau nous permet de présenter une équipe vraiment exceptionnelle», a avancé Pauline Marois.

PQ: une équipe économique meilleure que celle de René Lévesque

Pauline Marois estime que son équipe économique est meilleure que celle qu'avait assemblée René Lévesque, en 1976.
La chef du Parti québécois (PQ) a fait cette comparaison, mercredi matin, avec le groupe que le mythique fondateur de sa formation avait à son Conseil des ministres. Groupe qui comprend deux ex-leaders du PQ et ténors économiques, Jacques Parizeau et Bernard Landry.
En point de presse, Mme Marois a insisté sur deux noms parmi ses candidats : son ministre des Finances Nicolas Marceau, dont le budget sera reconduit advenant la réélection du PQ, a assuré la première ministre sortante.
«La présence de M. Pierre Karl Péladeau [le baron de la presse qui a pris par surprise l'ensemble de la classe politique en se présentant pour le PQ dans Saint-Jérôme] nous permet de présenter une équipe vraiment exceptionnelle, a ajouté Pauline Marois.
«Je me permets de le dire bien modestement, a-t-elle enchaîné. Je suis certaine que c'est la meilleure équipe économique que le Québec aura jamais connue, y compris celle qu'avait réunie M. Lévesque. Pourtant, il en avait une assez remarquable.»
La leader péquiste a précisé que c'est par sa diversité que ses candidats économiques se démarquent. «Tous les horizons, tous les univers, tous les âges, tous les types d'entreprises. Et M. Péladeau est un élément important.»
Pauline Marois n'a pas voulu faire le même parallèle avantageux pour d'autres secteurs ou l'ensemble de ses candidats en lice. «Ce serait prétentieux de ma part de dire que mon équipe est supérieure à celle de René Lévesque.»
Réduire la dette
À sa première journée de campagne dans la capitale, Mme Marois a avancé qu'au cours d'un mandat de quatre ans qu'elle obtiendrait, elle réduira la dette du Québec de 10 milliards $ sans sabrer la taille de l'État. Pour ce qui est de l'endettement, elle se fixe l'objectif de ramener sa proportion par rapport au produit intérieur brut à moins de 50 % (le niveau est à 53,6 %).
«Ça ne veut pas dire des coupures», a-t-elle expliqué prudemment dans une région où le poids du monde des fonctionnaires est plus important. «Une chose que l'on doit faire, c'est de maintenir le niveau des dépenses à la hauteur où on l'a fixé dans le dernier budget», soit 2 %.
«Cela veut dire que l'on n'augmentera pas la prestation de services», a précisé Mme Marois, en soulignant que la santé et l'éducation constitueront des exceptions. «Il y aura des budgets qui décroîtront», mais sans congédiement, «en ne renouvelant pas certains postes».
La chef du PQ en a profité pour répondre qu'un Québec indépendant utilisera la monnaie du Canada. Pauline Marois se colle ainsi aux recommandations du rapport Bélanger-Campeau sur l'avenir politique et constitutionnel du Québec.
Dans l'éventualité d'un Oui gagnant, «on pourrait souhaiter avoir un siège, par exemple à la Banque du Canada. Mais nous acceptons que ce soit la politique monétaire canadienne qui s'applique, à ce moment-là».