Véronique Lalande et son avocat, Me Michel Bélanger, étudieront maintenant la possibilité de déposer une seconde demande d'autorisation en recours collectif, qui couvrirait une période de trois ans.

Poussière rouge: le recours collectif limité à l'épisode du 25 octobre 2012

La Cour supérieure refuse d'étendre à trois ans et cantonne au seul épisode de poussière rouge du 25 octobre 2012 la demande de recours collectif déposée par Véronique Lalande contre le Port de Québec et Arrimage du St-Laurent.
En raison de nouveaux éléments de preuve obtenus après le dépôt initial de sa requête, la citoyenne voulait que le recours puisse s'étendre sur trois ans et toucher tous les métaux lourds détectés lors des analyses et non seulement l'oxyde de fer de la fameuse poussière écarlate.
Le Port et Arrimage du St-Laurent s'opposaient à cette demande d'amendement. Le juge Pierre Ouellet se rend à leurs arguments. «Les membres du groupe visé sont en droit de voir leur recours mené à une conclusion dans un délai et à des coûts raisonnables sans être noyés dans un recours de plus grande envergure qui soulève de nombreuses questions factuelles et de droit et, en conséquence, impliquera des délais importants», écrit le magistrat, dans sa décision rendue mercredi.
«Pas un incident isolé»
En entrevue au Soleil, Véronique Lalande explique qu'elle et son avocat, Me Michel Bélanger, étudieront maintenant la possibilité de déposer une seconde demande d'autorisation en recours collectif, qui couvrirait toute la période visée. «On viendrait se rajouter six mois à un an de délai, mais pour avoir le fin mot de l'histoire, je pense que ça vaut la peine, estime Véronique Lalande. On sait que ce n'est pas un incident isolé, mais une large problématique.»