En plus de ports des grands centres, la Société de développement économique du Saint-Laurent se soucie également de ceux des plus petites localités, comme à Matane (photo).

Ports: un changement de discours attendu de la part d'Ottawa

Nicole Trépanier souhaite ardemment que le gouvernement fédéral, en particulier Transports Canada, change de discours en ce qui a trait à ses quais commerciaux.
La SODES, dit-elle, ne milite pas seulement pour des ports de fort tonnage comme Sept-Îles, Mont­réal, Québec, Saguenay et Trois-Rivières. Elle se soucie aussi de Gaspé, Matane, Gros-Cacouna et Baie-Comeau, notamment.
«Quand on rencontre des fonctionnaires de Transports Canada et qu'on leur demande ce qui est prioritaire, leur seule priorité pour le Québec, c'est la cession des ports. C'est un échec flagrant», tranche Mme Trépanier. Cette politique de cession est doublée d'un laisser-aller à peu près total des infrastructures ciblées pour un transfert de propriété, comme à Chandler, en Gaspésie.
Manque d'entretien
«Quelqu'un a-t-il envie d'acquérir quelque chose qui n'a pas été entretenu? De plus, en tout respect pour les municipalités visées par le gouvernement fédéral, il n'y a pas de gestionnaires d'infrastructures maritimes», dit-elle.
Martin Fournier aussi déplore la déconnexion des autorités fédérales en ce qui concerne certains enjeux. «L'entente de libre-échange [avec l'Union européenne] ouvre la porte à du transport de conteneurs et de vrac par des navires étrangers entre Montréal et Halifax, si ce trafic est destiné à l'étranger. Présentement, ce trafic est réservé aux navires canadiens», explique-t-il. 
La communication passe mieux avec le gouvernement du Québec. «On bénéficie d'un temps d'antenne intéressant à cause de la Stratégie maritime, même si le bilan est encore modeste», conclut Nicole Trépanier.