En modifiant l'apparence de leurs uniformes, les policiers créent une «mauvaise» image, mais ils connaissent très bien les conséquences de cette décision, analyse Bernard Dagenais, professeur à l'Université Laval.

Police de Québec : fini le camouflage...mais seulement pour les funérailles

Les policiers de Québec porteront leur uniforme complet pour honorer les militaires tués lors des attaques des derniers jours. Mais ils ne le feront que les jours de funérailles.
Pour le reste, les agents membres de la Fraternité des policiers de la Ville de Québec conserveront autant leur pantalon de camouflages que leur jean, portés en guise de protestation contre le projet de loi 3 sur les régimes de retraite.
Le syndicat a ainsi renversé une proposition de la direction du Service de police qui, mercredi, incitait les policiers de ne pas porter de pantalons de camouflage afin de ne pas être confondus avec des militaires et pris pour cible par de potentiels «loups solitaires» comme ceux qui ont attaqué Patrice Vincent à Saint-Jean-Sur-Richelieu et Nathan Cirillo à Ottawa.
Mais tard mercredi soir, le syndicat a informé ses membres qu'ils n'ont pas à se conformer, a expliqué un agent au Soleil.
Résultat : les policiers ont recommencé à porter tant les jeans que les pantalons jeudi matin. 
Une image loin de plaire au maire de Québec Régis Labeaume. Plus que jamais en ces temps troubles, estime-t-il, les agents devraient porter leur uniforme. «Honnêtement pour cette semaine ce qui serait une bonne idée est qu'ils portent leur uniforme», a-t-il commenté. «Pour toutes sortes de raisons. Parce qu'ils ne doivent pas devenir des cibles, mais aussi par respect pour la situation. Parce que l'autorité, cette semaine, ça devient plus important qu'en d'autres temps.»
Le syndicat des policiers a offert jeudi ses sympathies aux familles et aux collègues des militaires tués. «Nous sommes tous consternés par les tragiques évènements survenus ces derniers jours. Nos pensées et nos meilleurs voeux sont avec les collègues policiers et militaires déployés sur les lieux, mais surtout avec les familles des victimes», a déclaré le président de la Fraternité, Marc Richard.