En effet, les passagers de Jean-Lesage sont dépendants du taxi.

Plaidoyer pour une navette

Sa naissance, sa croissance, ses projets. Ses visiteurs, ses travailleurs, ses rêveurs. Pour souligner le 75e anniversaire de l'aéroport Jean-Lesage, Le Soleil vous propose cette série. Un rendez-vous hebdomadaire, à lire tous les mercredis jusqu'au 12 octobre.
L'autobus ne passe par l'aéroport que durant les heures de pointe.
L'aéroport Jean-Lesage est au beau fixe; un nombre toujours plus grand de départs et de passagers, une croissance économique constante. Mais au sol, un souci demeure : comment faciliter son accès pour les usagers, qu'ils partent de Québec ou qu'ils y arrivent?
À ce jour, si une ligne d'autobus arrête le matin et le soir à l'entrée du terminal, il n'existe toujours pas de navettes efficaces entre YQB et le centre-ville. Plus utilisée par les employés que par les passagers, la ligne 78 ne couvre que les heures de pointe. Pas très pratique pour les vols de nuit!
«C'est un irritant. Il ne faut pas le cacher, on parle beaucoup du RTC [Réseau de transport de la Capitale] qui devrait desservir l'aéroport. Je pense qu'on doit avoir plusieurs douzaines de photos en archives de gens qui partent de L'Ancienne-Lorette et qui partent à pied avec leurs valises sur la route. Une image vaut mille mots...», déplore Gaétan Gagné, président et chef de la direction d'Aéroport de Québec inc.
Taxi ou auto
En effet, les passagers de Jean-Lesage sont dépendants du taxi. Et lorsque les chauffeurs ont protesté en avril dernier contre Uber, un grand nombre de résidents de Québec se sont résolus à reprendre le chemin de la maison à pied.
En attendant, pour se rendre à l'aéroport, les gens utilisent principalement leur automobile. Pour ces derniers, Aéroport de Québec inc. a prévu une solution pour l'avenir. L'actuel stationnement étagé a été construit pour un trafic de trois millions de passagers. Tant que ce nombre ne sera pas atteint, pas besoin de rénover, rassure M. Gagné.
Ce dernier répète avoir insisté auprès du RTC pour le développement d'une navette. «Souvent, on me dit que ce n'était pas rentable [...] On me dit toujours qu'on travaille sur le dossier... Je pense qu'un jour, c'est la population qui va pousser fort pour dire que ça prend ça. Au niveau de l'image internationale, c'est pas winner.» Impatient, mais sans désespérer, Gaétan Gagné indique qu'«on nous dit que sur le plan stratégique, qu'on regarde ça et que ça va venir...»
Le président du RTC, Rémy Normand, confirme de son côté que des discussions sont en cours avec l'aéroport pour évaluer la demande dans le secteur.
Appel aux lecteurs
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