La place Royale vibrera au rythme de la Nuit blanche dès 17h30, le 1er février, avec trois scènes et trois ambiances éclectiques.

Place-Royale et Vieux-Port: une Nuit blanche fléchée

La vigueur et l'énergie d'une clientèle rajeunie amorceront le Carnaval de Québec, avec le retour de la Nuit blanche à Québec, deuxième présentation. Une dizaine de formations musicales se partageront trois scènes du quartier Place-Royale et Vieux-Port du 1er février, 17h30, au 2 février, 5h. Public amorphe et frileux s'abstenir.
«C'est une vraie nuit blanche!» souligne Gilbert Tremblay, directeur de l'Association des gens d'affaires de Place-Royale/Vieux-Port. Et pour faire veiller la foule jusqu'aux petites heures du matin, trois scènes, trois ambiances éclectiques leur seront offertes.
La place Royale, avec ses invités The Robert's Creek Saloon, Coyote Bill et Betty Bonifacci, sera l'hôte d'un spectacle jazz, afro-beat, soul, avec une touche d'électro. Éclectique, quoi!
Avant la programmation musicale sera projeté un film en première mondiale, en collaboration avec le Festival de cinéma pour enfants de Québec. S'ensuivra une performance en temps réel du sculpteur de glace Laurent Godon, qui sera accompagné par le D.J. de Québec Émile Gauthier, alias E1000.
Le Marché du Vieux-Port, devenu La Banquise pour l'occasion, fera quant à lui danser les fêtards jusqu'au lever du soleil. Dès 23h, le public pourra se rassasier de chaleur humaine avec notamment le son électro d'E1000, les airs électrohouse de JFL, les textes d'Alaclair Ensemble et les rythmes de Millimétrik.
Enfin, le Théâtre Petit Champlain y met aussi du sien le 1er février pour réchauffer la foule, avec la première soirée des Nuits Trad, qui auront lieu pendant toute la durée du Carnaval. Avec Maz, Dylan Perron et Élixir de Gumbo, ainsi que Les Tireux d'Roches comme artistes invités, le traditionnel sera à l'honneur.
Pour les couche-tôt ou amateurs de musées, les portes du Musée de la civilisation seront ouvertes à tous de 19h à 22h pour un spectacle de musique haïtienne, et pour la visite des expositions Haïti, in extremis et Une histoire de jeux vidéo.
«La beauté de la chose, c'est que les gens sont libres d'aller où est-ce qu'ils veulent. Il va y en avoir pour tout le monde!» se réjouit Gilbert Tremblay.
Un grand potentiel
Pour la deuxième Nuit blanche à Québec, un événement qui s'inspire du concept international déjà implanté dans une trentaine de villes, son organisation croyait préférable de l'inclure dans le Carnaval de Québec. «On a décidé de la mettre dans le cadre d'un événement majeur de Québec. L'an dernier [lors de la première présentation], entre Noël et le jour de l'An, c'était comme perdu», explique M. Tremblay.
Et selon lui, le Carnaval misera beaucoup sur la Nuit blanche cette année. «On ne se le cachera pas, la Nuit blanche va probablement avoir une visée de développement pour la prochaine année, dépendamment de comment ça va aller cette année. On ne se cachera pas que les caméras vont être là-dessus au niveau du Carnaval. La Nuit blanche, c'est un événement dans le cadre des Rues carnavalesques, mais qui a le potentiel d'aller plus loin que les Rues carnavalesques.»
Le budget d'un tel projet? Autour de 75 000 $, selon Gilbert Tremblay. Mais puisque l'événement se tiendra dans le programme des Rues carnavalesques, un soutien financier important est apporté à l'Association des gens d'affaires de Place-Royale/Vieux-Port par la Ville de Québec, le Centre local de développement de Québec et la Conférence régionale des élus de la Capitale-Nationale.
Ces partenaires ont financé 50 % des coûts reliés à la réalisation des projets de chaque rue carnavalesque, jusqu'à un maximum de 25 000 $.
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<p>L'église Notre-Dame-des-Victoires</p>
Un secret bien gardé
Deux victoires qui marquent l'histoire
L'église Notre-Dame-des-Victoires a porté trois noms depuis sa construction en 1688. Initialement nommée église Enfant-Jésus par Mgr François de Laval, elle devient Notre-Dame-de-la-Victoire en 1690 à la suite de la retraite des Anglais devant les troupes de M. de Frontenac. C'est d'ailleurs durant cette confrontation que De Frontenac a prononcé sa phrase la plus célèbre : «Je vous répondrai par la bouche de mes canons.»
En 1711, les Anglais ratent pour une deuxième fois la prise de Québec, en raison cette fois du naufrage de plusieurs de leurs bateaux. Les habitants de Québec, croyant que la Vierge a exaucé leur prière de les épargner de la conquête anglaise, décident de renommer l'église Notre-Dame-des-Victoires.
<p>Gaétane Thibault, gérante de la Maison Smith</p>
<p>Gilbert Tremblay, directeur de l'Association des gens d'affaires de Place-Royale/Vieux-Port</p>
Ce qu'ils en disent...
Gaétane Thibault, gérante de la Maison Smith(rue Notre-Dame, place Royale)
«C'est important que Québec s'active et crée des événements pour les touristes, mais aussi pour les gens de Québec. C'est notre première expérience, mais on voit ça d'un bon oeil. On a l'espoir d'un achalandage plus grand. Il va y avoir du personnel en conséquence durant le Carnaval.»
Gilbert Tremblay, directeur de l'Association des gens d'affaires de Place-Royale/Vieux-Port
«Ça fait plusieurs années qu'on réclame que le Carnaval se décloisonne dans nos secteurs. Là-dessus, on est contents cette année. L'objectif est atteint. On est partie prenante du dossier, et on a reçu de l'aide financière publique.»
<p>Émile Gauthier</p>
Émile Gauthier, d.j. E1000
«C'est hyper excitant de participer à la Nuit blanche. À Québec, il y a plein de lieux intéressants à animer. Et j'ai l'impression que ça prend un volet plus night life dans le Carnaval. La Nuit blanche vient combler ce besoin.»