PKP en caricatures

L'homme de l'année au Québec. Son bras tendu, lors de son arrivée au Parti québécois, a été un coup de tonnerre. Avec lui, on est littéralement dans le star-système politique. On nage en pleine confusion entre le spectacle et la politique. De plus en plus, je commence à le saisir, à savoir comment le dessiner.
La course à la direction du Parti québécois? Je trouve qu'il n'y en a pas. C'est une fausse course. Un peu comme si Bruny Surin prenait le départ d'un 100m aux côtés d'adversaires qui joggent une fois par semaine. 
Les caricatures sur le PQ font beaucoup réagir. Les partisans de la souveraineté sont très à cran, hyper sensibles à la critique. PKP est vu comme le sauveur et s'il faut se boucher le nez pour faire la souveraineté, qu'importe, on y va. Les souverainistes amers m'ont adressé des courriels très
haineux. Le 7 avril, le PQ a perdu les élections, mais je crois que beaucoup de ses partisans ont aussi perdu le sens de l'humour...
Propos recueillis par Normand Provencher