Pierre Arcand

Pierre Arcand rappelle qu'il a dû vendre ses actions de Métromédia Plus

Le député libéral Pierre Arcand «n'accepterait pas» que Pierre Karl Péladeau puisse garder ses actions de Québecor, lui qui s'est départi de ses parts dans sa compagnie d'affichage Métromédia Plus lorsqu'il a accédé au Conseil des ministres. Et il ne se gêne pas pour rappeler que les députés du Parti québécois (PQ) l'avaient farouchement réclamé.
«Moi, j'ai été obligé de vendre», a dit en entrevue au Soleil le candidat dans Mont-Royal aux prochaines élections qui a été élu pour la première fois en 2007.
Pierre Arcand, qui a fait carrière - et fortune - dans le monde de la radio, et avait déjà vendu ses parts dans la chaîne de stations Corus depuis quelques années avant de faire le saut en politique.
Mais il restait actionnaire de la firme d'affichage Métromédia Plus. Et même si ses parts étaient dans une fiducie, ce n'était pas suffisant aux yeux du Parti québécois, qui a exigé qu'il vende tout lorsqu'il a été nommé ministre des Relations internationales en 2008.
«Je me suis fait faire une leçon de morale par Stéphane Bédard et Agnès Maltais», illustre le libéral. «Et quand j'ai vendu [en 2009] et que M. Charest en a parlé, un qui m'a posé beaucoup de questions est Pierre Duchesne», relate Pierre Arcand à propos du journaliste de Radio-Canada devenu député et ministre du Parti québécois. Autant d'élus, relève-t-il avec ironie, qui accueillent maintenant Pierre Karl Péladeau dans leur équipe.
Le candidat-vedette du PQ est actuellement pressé par François Legault et Philippe Couillard de vendre ses actions dans le géant médiatique Québecor. La situation est d'autant plus grave aux yeux de M. Arcand qu'il est question d'information. Quant à Métromédia Plus, elle décrochait des contrats d'affichage de campagnes gouvernementales. «Mais on passait toujours par les agences de publicité», dit M. Arcand.