Avec son visage juvénile, sa dégaine de star et ses airs que le public, composé, disons-le, majoritairement de jeunes femmes, connaissait déjà par coeur, Phililip Phillips n'a eu aucune difficulté à conquérir rapidement le Grand Théâtre de Québec, lundi soir.

Phillip Phillips séduit le Grand Théâtre

La jeune sensation du folk-rock Phillip Phillips avait Québec dans le creux de sa main lundi soir au Grand Théâtre, au deuxième spectacle seulement de la tournée qui amènera le gagnant de l'édition 2012 de la téléréalité American Idol à traverser le Canada d'est en ouest.
«Wow, je n'avais jamais vu une foule faire ça avant, je vais revenir plus souvent!» a d'ailleurs lancé le natif de la Georgie à la salle bondée au moment de livrer son rappel. Le public, debout depuis que le chanteur le lui avait demandé à son arrivée sur scène, réclamait son retour en entamant les choeurs de son mégasuccès Home, qu'il venait tout juste d'interpréter.
Avec son visage juvénile, sa dégaine de star et ses airs que le public, composé, disons-le, majoritairement de jeunes femmes, connaissait déjà par coeur, Phillips n'a eu aucune difficulté à conquérir rapidement la salle dès les premières notes de Drive Me.
Grattant sa six-cordes et sautillant constamment, un sourire accroché au visage, l'artiste de 23 ans a ensuite enchaîné presque toutes les pièces de son unique album, The World from the Side of the Moon.
«Celle-là, je viens tout juste de l'écrire il y a quelques semaines», a-t-il blagué tout juste avant de se lancer dans l'interprétation de Raging Fire, premier simple de son second album à venir, provoquant les éclats de rire.
Sens du spectacle
Car il a le sens du spectacle, Phillips, faisant taper ses fans dans leurs mains, les amenant à chanter avec lui et provoquant les exclamations des spectatrices avec un déhanchement bien placé. Il s'amuse tellement sur scène qu'on ne le croit pas vraiment quand il lance qu'il trouve difficile d'être le centre d'attention, une affirmation qui lui a plutôt servi à saluer ses musiciens «qui jouent plus fort que moi, donc ça ne paraît pas trop si je me trompe».
Le chanteur et le quintette qui l'accompagnait se sont d'ailleurs lancés dans une longue improvisation amalgamant des éléments de Let's Get It On de Marvin Gaye à ceux de Home, avant justement d'interpréter la très attendue pièce qui a constitué son couronnement à American Idol.
A Fool's Dance et une reprise de In the Air Tonight de Phil Collins, livrées en rappel, sont venues clore de belle façon une soirée d'où tout le monde, ou presque, a semblé sortir ravi.
Twin Forks
En première partie, Twin Forks, le groupe lancé en 2011 par le leader de Dashboard Confessional Chris Carraba, s'est sûrement fait plusieurs nouveaux fans dans la capitale avec son folk-rock contagieux.
L'énergie de Carraba jumelée à la présence de l'excellent bassiste Jonathan Clark et des soeurs Kelsie et Kimberley Baron, l'une à la voix, l'autre à la mandoline et au banjo, a permis au groupe de faire mouche avec la prestation de 45 minutes qui lui a valu une ovation.