Sixième à Calgary samedi, Philippe Marquis était satisfait de sa performance en arrivant en bas de la piste, au point qu'il s'attendait à obtenir un meilleur résultat.

Philippe Marquis troisième en Corée

C'était le site olympique. Le parcours olympique. Philippe Marquis a gagné une médaille! Mais ce n'était pas les Jeux olympiques.
N'empêche que sa troisième place à l'épreuve de Coupe du monde de bosses en simple à la station Bokwang, samedi, en Corée du Sud, a grandement satisfait le skieur acrobatique de Sainte-Foy. À un an des Jeux, faire ses preuves sur le futur tracé olympique vaut son pesant... de bronze.
«De réussir ça ici, à Pyeongchang, pendant l'épreuve-test et sous pression, ça fait vraiment du bien! Ça veut dire beaucoup», a commenté Marquis samedi soir sous les réflecteurs coréens, alors que le soleil se levait à peine sur le Québec.
Dans une entrevue fournie par la fédération canadienne de ski acrobatique, Marquis explique qu'après s'être classé quatre fois sixième ou septième en début de campagne, grimper sur le podium deux semaines de suite lui procure confiance pour la suite de la saison.
«J'ai été capable d'améliorer mes descentes une à une plus la compétition avançait pour sortir le meilleur de moi-même à la fin, en grande finale», s'est réjoui celui dont le pointage de 85,94, sur la neige du parc Phoenix, n'a été devancé que par les prouesses de son ami et compatriote québécois Mikaël Kingsbury (86,71) et du Kazakh Dmitriy Reiherd (86,70).
Vous avez bien lu, Kingsbury a remporté sa cinquième victoire de la saison par un centième de point. Le prodige de Deux-Montagnes récolte une 38e victoire de Coupe du monde en carrière, c'est-à-dire qu'il a gagné la moitié des 76 épreuves du circuit auxquelles il a pris part.
Il y a quatre ans, à Sotchi, Kingsbury et Marquis avaient aussi fait premier et troisième un an avant les Jeux olympiques de 2014. Une fois aux Jeux, Kingsbury avait fini deuxième et Marquis neuvième.
Samedi, Laurent Dumais a obtenu son meilleur résultat de la saison au neuvième rang et Simon Pouliot-Cavanagh n'a pu faire mieux que 18e. Les deux sont de Québec.
Au tableau féminin, l'Australienne Britteny Cox (81,66) a réaffirmé sa domination sur la discipline avec plus de trois points d'avance en tête, devant la Québécoise Justine Dufour-Lapointe (78,35) et la Britanno-Colombienne Andi Naude (78,16).
Ce qui fait quand même quatre médailles canadiennes dans cette épreuve de bosses. Comme Kingsbury chez les hommes, Cox garde le haut du pavé chez les femmes avec cinq victoires en sept départs de Coupe du monde cette saison, dont cinq en six en simple, l'épreuve olympique. 
De la région de Québec, Audrey Robichaud a terminé neuvième.
Parcours modifié d'ici aux Jeux
Le parcours coréen long de 250 mètres et d'une inclinaison de 27 degrés devrait toutefois être modifié pour le grand rendez-vous olympique.
L'entraîneur-chef du volet masculin de l'équipe canadienne s'attend «à ce qu'il soit différent dans un an, notamment la distance entre les bosses et le rythme du parcours. Il reste des variables avec lesquelles le comité peut travailler», affirme Rob Kober.
Marquis qualifie pour sa part la piste de «pas très difficile». «Il faut mettre un peu plus l'accent sur la vitesse et les gros sauts pour faire la différence.»
Quant à l'organisation et à l'environnement, le bosseur de 27 ans n'a rien à redire. «L'accueil est super, nous voyons qu'ils sont déjà prêts. Nous avons bien mangé et ça n'a pas été trop difficile de s'habituer au décalage horaire. Ça m'a permis de me sentir comme à la maison et de compétitionner super bien», a-t-il conclu.