M. Couillard a avoué que ses commentaires sur la langue manquaient de «clarté» et qu'ils avaient prêtés flanc à la critique.

Philippe Couillard reconnaît avoir trébuché dans le dossier linguistique

Philippe Couillard a reconnu dimanche qu'il avait trébuché sur la question de la langue lors du deuxième débat des chefs dans la troisième semaine du périple électoral.
À l'heure des bilans de fin de campagne, à la veille de l'appel aux urnes, le chef libéral a admis qu'il aurait dû expliquer davantage son point de vue sur l'utilisation de l'anglais au travail. Il s'était attiré les foudres de ses adversaires politiques et de bon nombre de groupes nationalistes en prônant le bilinguisme même chez les plus humbles ouvriers d'usine.
En point de presse à Roberval, au terme d'une ultime tournée éclair qui l'a mené de Bonaventure à Val-d'Or en passant par Sept-Îles, M. Couillard a avoué que ses commentaires sur la langue manquaient de «clarté» et qu'ils avaient prêté flanc à la critique.
Il a précisé que son plaidoyer pour le bilinguisme ne concernait pas tous les travailleurs d'usine mais ceux qui «sont en contact avec la clientèle». À cet égard, il continue de croire que la maîtrise de l'anglais est incontournable.
Si ce n'est de cet épisode, le chef du Parti libéral croit avoir mené une campagne électorale proche du sans-faute. Il a dit s'être ouvert en entier au public autant sur le plan de sa personnalité qu'en regard de ses finances personnelles.