«Je ne pense pas que c'est une bonne façon de soutenir le milieu de la santé», a dit Philippe Couillard (photo) à propos de la taxe santé initiée par Raymond Bachand alors ministre des Finances dans le gouvernement de Jean Charest.

Philippe Couillard confirme l'abolition de la taxe santé

Philippe Couillard promet d'abolir graduellement la taxe santé. Le Parti libéral augmentera aussi les dépenses en santé et en éducation. Pour financer le tout et  réaliser sa promesse de surplus budgétaires dès l'an prochain, le chef libéral promet des coupes de 1,3 milliard $ en deux ans notamment dans le bureaucratie.
«Je ne pense pas que c'est une bonne façon de soutenir le milieu de la santé», a dit M. Couillard à propos de la taxe santé initiée par Raymond Bachand alors ministre des Finances dans le gouvernement de Jean Charest.
Cette taxe de 200 $ par personne amène 1 milliard$  par an dans les coffres de l'État.
Son élimination sera graduelle à partir de 2016-2017, a annoncé Philippe Couillard, qui a choisi la ville de Bécancour pour présenter son cadre financier.
Cet exercice charnière de la campagne électorale en cours annonce une croissance des dépenses de 2,87 %.
Il prévoit toutefois une hausse de 3,5 % pour l'éducation et 4 % dans le secteur de la santé.
Le Parti québécois (PQ) en prévoit 3 % en santé. «Je vous dit: ça ne marchera pas. Déjà, ça marche pas», a prédit M. Couillard en comparant ses prévisions avec celles de Pauline Marois. «Nous, on a dit 4 %, ça va être 4 %», a-t-il tranché.
Un gouvernement libéral abolirait aussi les hausses de tarifs pour les garderies annoncées par le Parti québécois (PQ), préférant plutôt indexer dès l'an prochain le montant de 7 $ par jour, confirme le cadre financier.
Pour combler les dépenses engendrées par ces mesures, le PLQ réalisera 1,3 milliard $ de compressions, a assuré M. Couillard, entouré de son «trio économique» composé des candidats Jacques Daoust, Martin Coiteux et Carlos Leitao. Ils ont tous qualifié de «réaliste et crédible» ce cadre financier. «On ne va pas plus loin que ce qu'on sait qu'on va réaliser», a assuré le chef libéral.
Surveillance des programmes
M. Couillard et ses trois candidats à l'élection du 7 avril ont aussi annoncé la mise sur pied d'une commission permanente chargée d'évaluer la pertinence et l'efficacité des programmes gouvernementaux. «On se demandera si ce programme est pertinent, est-ce que les objectifs sont atteints?» a énuméré M. Couillard. «C'est la culture à changer, de façon permanente. Pas juste une fois à l'arrivée d'un gouvernement. Je suis excessivement déterminé; l'heure n'est plus aux mesures cosmétiques», a tranché M. Couillard en disant vouloir s'inspirer d'une certaine culture de l'efficacité l'entreprise privée.
Le chef du PLQ n'a toutefois pas l'intention de tabler sur le recours au privé qui a causé trop «de perte decompétence» dans la fonction publique ces dernières années.
Le cadre financier prévoit aussi que, pour atteindre sa cible, chaque nouveau programme créé, par exemple ceux annoncés depuis le début de la campagne pour les aînés, les PME ou la santé, devra être «compensé» par des coupures ailleurs, selon le PLQ.