Joan Delisle discute des projets d'investissement avec Line Corriveau, planificatrice financière de la Caisse Desjardins du personnel municipal de Québec.

Persévérance et bon sens mènent loin

La saison des REER bat son plein. Pour notre rendez-vous annuel sur la préparation de la retraite, les journaux de Groupe Capitales Médias vous proposent une série de portraits de travailleurs qui ont pris les moyens de se bâtir une retraite à l'abri des inquiétudes, financières, à tout le moins. Et aussi quelques conseils et chiffres sur la façon de bien faire les choses. Une série en quatre volets. Prochain rendez-vous le 28 janvier
Persévérance et gros bon sens ont été les motivations de Joan Delisle depuis qu'elle a commencé à épargner à l'âge de 17 ans et à faire la planification de ses finances dès sa première paye.
«Je n'avais pas de gros revenus, mais je trouvais ça le fun d'avoir des remboursements d'impôt», raconte Mme Delisle. C'était un bon encouragement à l'épargne.
Depuis 12 ans, elle a développé un lien de confiance solide avec Line Corriveau, planificatrice financière de la Caisse Desjardins du personnel municipal de Québec. Un lien solide au point que l'une commence une phrase et l'autre la complète, comme si elles étaient jumelles.
«C'est essentiel, le lien de confiance, avoue Mme Delisle. C'est ce qui m'a permis d'atteindre les objectifs que je m'étais fixés en sachant que ma conseillère était là pour m'éclairer sur les décisions à prendre.»
Alors qu'elle se trouve dans un horizon de 10 ans avant la retraite, la planification et les prévisions sont plus rapprochées pour garder le cap sur les objectifs à atteindre. Même si Mme Delisle n'a pas arrêté de date pour sa retraite, elle continue de suivre à la lettre ses objectifs. «Je ne veux pas me casser la tête pendant la retraite et me payer du bon temps aussi», raconte celle qui souhaite investir dans l'immobilier et voyager. «Je veux bien vivre pour faire du bénévolat sans me casser la tête pour les fins de mois.»
Revenant sur ses premiers placements, elle constate combien cela a été profitable à cause de la planification à long terme. «Je trouve ça encourageant d'avoir commencé à épargner aussi tôt», répète-t-elle.
Au fil de la discussion, on comprend que le gène de l'épargne était bien implanté. Elle a développé des trucs que l'on qualifie de comportements économes : «Pourquoi aller manger au restaurant le midi alors que je peux préparer mes repas, apporter mon lunch au bureau et très bien manger pour une fraction du coût?» Elle fait la même chose avec l'achat d'une automobile : «Pourquoi acheter un véhicule neuf qui perd énormément de valeur en sortant du garage du concessionnaire? Une automobile usagée peut très bien faire l'affaire à moindre coût», lance-t-elle.
«Et le café à 5 $, chaque matin en entrant au bureau, est-il vraiment meilleur que l'espresso maison apporté dans une tasse thermos? À ce prix-là, continue-t-elle, il faut faire des choix.» Éviter le gaspillage n'a rien d'ennuyant, avoue-t-elle. Ce qui ne l'empêche pas de se payer du bon temps... au moment choisi.
Dans son mode de vie transmis par sa mère, notamment le goût d'avoir un budget bien fait et bien clair, Joan Delisle a choisi de faire de l'épargne une obligation. Ainsi, elle s'est tournée vers le mode de versements automatisés périodiques  pour ses REER, et ce, malgré les aléas de la vie et quelques pépins.
Sa tournure d'esprit a même influencé son fils qui, à 20 ans, a aussi commencé à épargner après avoir rencontré la même planificatrice financière que sa mère. «Il a appris des trucs fiscaux et compris les avantages d'épargner tôt», ajoute Mme Delisle avec fierté.
Même à une dizaine d'années de la retraite, en revoyant son cheminement, Joan Delisle affirme qu'elle a fait de bons choix et qu'elle ne changerait rien. «En regardant les résultats, je suis toujours aussi confiante. Je constate que j'ai fait les bons choix, que j'ai suivi des conseils profitables. J'ai pris les bonnes décisions et je referais les mêmes choses si c'était à recommencer.»