À Québec, la majorité des employés de BPR ont été invités à rentrer à la maison. Quelques-uns sont restés pour faciliter les recherches des policiers, qui devraient passer une bonne partie de la journée sur place.

Perquisitions chez BPR

Des perquisitions sont en cours dans les bureaux de la firme d'ingénierie BPR à Québec et à Montréal, ce matin. Les policiers liés à l'Unité permanente anticorruption (UPAC) cherchent des preuves en lien avec le scandale des compteurs d'eau à Montréal.
Une soixantaine d'agents sont déployés aux deux endroits depuis 7h. À Québec, les bureaux de BPR sont situés sur le boulevard Wilfrid-Hamel, près de l'autoroute Henri-IV. La majorité des employés ont été invités à rentrer à la maison. Quelques-uns sont restés pour faciliter les recherches des policiers, qui devraient passer une bonne partie de la journée sur place.
«On cherche de la preuve, des documents informatiques en lien avec une enquête en cours», a indiqué Anne-Frédérick Laurence, porte-parole de l'UPAC. Il n'y a pas d'arrestation prévue. 
Selon les informations qui circulent, les enquêteurs s'intéressent au contrat avorté pour des compteurs d'eau à Montréal, d'une valeur de 356 millions $. BPR avait participé à la préparation du processus d'appel d'offres pour l'installation de 15 000 de ces appareils dans les industries, commerces et institutions de la métropole. Elle devait aussi surveiller les travaux.
Le consortium GÉNIeau, réunissant les firmes Dessau et Simard-Beaudry (alors propriété de Tony Accurso), avait obtenu le contrat en 2007. Il a finalement été résilié en 2009.
Le vérificateur général de la Ville de Montréal avait entretemps fait paraître un rapport démontrant plusieurs irrégularités dans le processus d'octroi du contrat. Gérald Tremblay était alors maire de Montréal. Il a tout de même été réélu, mais a finalement démissionné en 2012, sous la pression des déclarations faites devant la commission Charbonneau. 
Aucune accusation n'a encore été portée dans ce dossier.