Une perquisition a eu lieu à l'hôtel de ville de Saint-Augustin-de-Desmaures, mardi.

Perquisition de l'UPAC à Saint-Augustin-de-Desmaures

L'Unité permanente anticorruption (UPAC) a mené une perquisition aujourd'hui à Saint-Augustin-de-Desmaures en lien avec le congédiement en janvier de la greffière Me Caroline Nadeau.
À sa sortie de l'hôtel de ville vers 13h, le maire Marcel Corriveau s'est dit surpris de voir débarquer l'UPAC en matinée. Il croyait que les enquêteurs venaient après qu'ils les eut invités à vérifier les livres.Selon M. Corriveau, ils s'intéressaient plutôt au congédiement de Me Nadeau. Cette dernière prétend avoir été congédiée en guise de représailles. À quel propos, on ne sait pas. De son côté, M. Corriveau a plutôt réitéré que le départ de la greffière découle d'un manque de collaboration de sa part.
«Nous lui avons posé des questions auxquelles nous n'avons pas eu de réponse», a raconté le maire, sans divulguer la nature des interrogations.
En février, la collègue Stéphanie Martin écrivait que rien n'allait plus au service juridique de la Ville. «Après le congédiement de la directrice juridique et greffière en janvier, puis les démissions de l'aide-greffière et de l'avocate de la municipalité au début février, voilà que la secrétaire et la technicienne juridique, les deux dernières employées du service, sont toutes les deux parties en congé de maladie. Cela vide pour ainsi dire le département, les deux stagiaires se retrouvant fin seuls. C'est le directeur général de la Ville, Jean-Pierre Roy, qui assume l'intérim comme greffier», écrivait-elle alors.
D'autre part, il faut rappeler qu'en juin, un ex-employé de la Ville, Jean-Claude Desroches, a dénoncé l'octroi sans appel d'offres d'un contrat à la firme d'ingénieurs Génio. Une firme qui a contribué financièrement à la campagne du maire Marcel Corriveau en 1997.
Elle a ensuite obtenu plusieurs contrats de la Ville et, en 2009, elle s'est vu octroyer sans appel d'offres un contrat de services professionnels de 368 000 $ pour le prolongement d'un réseau d'aqueduc à Saint-Augustin. Au bout du compte, le coût du contrat est passé à 1,3 million $. C'est pour dénoncer cette situation qu'il a porté plainte à l'UPAC.
Il est pour l'heure impossible de savoir si cette plainte à un lien avec les récents événements. À ce sujet, M. Corriveau a souligné que la visite de l'UPAC «n'avait aucun lien avec des allégations de corruption ou de collusion».
De son côté, la porte-parole de l'UPAC, Anne-Frédérick Laurence, a confirmé qu'une perquisition se déroulait à Saint-Augustin sans en donner la nature.
Articles de la loi visés
C'est en vertu de ces articles de la Loi concernant la lutte contre la corruption que l'UPAC a frappé à l'Hôtel de Ville de Saint-Augustin:
 
>> 32. Il est interdit d'exercer des mesures de représailles contre une personne qui fait une dénonciation ou contre celle qui collabore à une vérification ou à une enquête concernant un acte répréhensible, ou encore de menacer une personne de mesures de représailles pour qu'elle s'abstienne de faire une dénonciation ou de collaborer à une telle vérification ou à une telle enquête.
>> 33. Sont présumées être des mesures de représailles la rétrogradation, la suspension, le congédiement ou le déplacement d'une personne visée à l'article 32 ainsi que toute sanction disciplinaire ou autre mesure portant atteinte à son emploi ou à ses conditions de travail.