Pauline Marois et Stéphane Bédard

Pauline Marois optimiste pour l'économie de Charlevoix

Les difficultés économiques ne sont pas uniques à Charlevoix, soutient Pauline Marois, qui demeure optimiste malgré la morosité et croit qu'il faut miser sur le développement et l'émergence de PME.
Selon la première ministre, d'autres régions du Québec avec de petits bassins de population sont confrontés à des défis économiques semblables à ceux de sa circonscription qui n'a «pas la capacité de générer autant de projets qu'un bassin de 100 000 personnes». Les difficultés dans le secteur de la forêt ces dernières années et la saisonnalité touristique laissent également des traces, rappelle Mme Marois. «Il faut, à mon point de vue, diversifier notre offre touristique et soutenir nos petites et moyennes entreprises pour qu'elles se développent», ajoute-t-elle, citant comme exemples de réussite le développement des entreprises clermontoises Solugaz et Fibrotek, qui ont d'ailleurs bénéficié d'un coup de pouce de Québec dans les derniers mois.
Mme Marois défend son bilan avec fermeté. «Il faut que tranquillement, les créneaux dans lesquels on est bons puissent se développer davantage. Je suis prête à accompagner la région comme je l'ai fait depuis que je suis députée. Je suis très fière de ce qu'on a fait dans Charlevoix. Lorsque c'était possible d'aider, nous l'avons fait. [...] Nous n'avons négligé aucun dossier.»
Sur la fermeture de l'usine General Cable à La Malbaie, annoncée pour avril avec la perte de 60 emplois, Mme Marois admet sa déception. «Je suis plus ou moins optimiste si on reste dans le même créneau. Il y a moins de demande et ils se sont concentrés sur d'autres usines. Je suis profondément déçue parce qu'on a beaucoup travaillé sur cette entreprise. [...] Je souhaite [qu'une relance] puisse être possible, mais je reste prudente.»