Paule-Andrée Cassidy

Paule-Andrée Cassidy: vingt ans de chanson

En décembre 1994, Paule-Andrée Cassidy a eu son baptême des planches à l'étranger, quelques mois avant la parution de son premier album. Depuis, la chanteuse a posé sa voix grave sur six disques dont l'un, Lever du jour, a été récompensé d'un prestigieux prix de l'Académie Charles-Cros.
<p>Paule-Andrée Cassidy et sa fille Lou</p>
Elle a aussi souvent fait ses valises pour des tournées à l'international, qui l'ont menée dans une douzaine de pays. Pour souligner ses deux décennies de carrière, l'artiste de Québec a lancé la compilation Vingt ans. Elle a également ouvert son album photo au Soleil, le temps de revisiter quatre moments mémorables de ses 20 années de chanson.
1) L'influence de Boby Lapointe
Cette photo de Paule-Andrée Cassidy et de sa fille Lou a été prise pour illustrer la pochette de l'album Méli-mélodies (1999), sur lequel la chanteuse s'appropriait le répertoire de Boby Lapointe. «Ç'a été tellement important pour moi, ç'a mené à de belles rencontres», note-t-elle, citant notamment les noms des Français Xavier Lacouture et Anne Sylvestre. Un peu grâce à cette dernière, Paule-Andrée Cassidy a été invitée au Printival Boby Lapointe, présenté à Pézenas en France et où elle s'est produite à quelques reprises. Elle garde un souvenir particulièrement vif de sa visite de 2010, pendant ce qu'elle a appelé sa «tournée volcanique». Rappelons qu'au printemps de cette année-là, l'éruption du volcan islandais Eyjafjallajökull avait donné des maux de tête aux voyageurs en paralysant le trafic aérien. Cassidy et ses musiciens ont réussi à se rendre en France de justesse et pour rigoler de leur mésaventure, ils ont modifié les paroles de la chanson Méli-mélodie pour y inclure l'imprononçable nom du volcan, qu'ils ont fait chanter au public.
2) Complicité de tournées
«Les photos d'après-show ne sont souvent pas de bonnes photos, croit Paule-Andrée Cassidy. Mais il y a une espèce de face qu'on fait... On est à la fois fatigué et content, il y a ce petit côté euphorique. Pour moi, elles sont importantes parce que ça fait vraiment partie de la vie de tournée.» Sur ce cliché, croqué à Burgdorf en Suisse en 2003, on la reconnaît entourée de Simon Proulx, du regretté Bruno Fecteau et d'Étienne Lafrance. Au chapitre de ses souvenirs de Suisse, Paule-Andrée Cassidy compte «de nombreuses histoires de fondue», mais aussi plusieurs rencontres dans des salles de spectacle comme L'Esprit frappeur, où elle a ses habitudes. «C'est le genre de lieu où il se crée une dynamique, où on en vient à se sentir chez nous», illustre-t-elle.
3) À la maison
Si son métier l'amène souvent à chanter à l'extérieur, Paule-Andrée Cassidy demeure très attachée à la capitale. Sur les scènes d'ici, elle dit avoir apprécié les occasions de sortir de son «parcours habituel». Elle énumère cet hommage à Claude Léveillée auquel elle a pris part au Musée de la civilisation, le spectacle Mademoiselle Camille organisé dans la foulée de l'exposition sur Camille Claudel au Musée national des beaux-arts ou ses collaborations avec l'Orchestre symphonique de Québec (OSQ). «J'ai eu la chance de chanter huit ou neuf fois avec l'OSQ, indique-t-elle. Je n'aurais jamais pensé à ça. Au début, tu te demandes si tu vas être écrasée par l'orchestre, si ça va être intimidant. Finalement, non. Tu as juste l'impression d'être soutenue par un gros, gros band. Tu travailles avec une matière somptueuse.»
4) Du Sud au Nord
Pour Paule-Andrée Cassidy, la création de l'album Libre échange, paru l'an dernier, s'est inscrite dans une démarche de métissage entre le tango et la chanson. Un processus nourri notamment par un séjour en Argentine qui, nous avait-elle confié en 2012, a marqué un «tournant» dans sa création. Sur cette image prise par un touriste japonais nommé Yoshi, on voit la chanteuse (en tout petit!) dans la grandeur du panorama de Puerto Pirámides. «C'est la plage où j'ai eu l'idée pour la chanson Les étoiles du sud. Ici, quand on regarde le ciel, on a des repères. Là, même le ciel parle une langue étrangère», évoque l'artiste, qui dit en même temps avoir trouvé dans cette baie des airs familiers. «Il y a quelque chose dans l'ambiance de ce village qui me faisait penser à Tadoussac, il y a beaucoup de tourisme lié à l'observation des baleines, ajoute-t-elle. Tadoussac a été super important pour moi parce que ç'a été ma rencontre avec l'écriture. Pour moi, c'est là que ç'a commencé.»
Vous voulez y aller?
Qui : Paule-Andrée Cassidy
Quand : 14 mars à 20h
Où : L'Anglicane
Billets : 32 $
Info : 418 838-6000