Les joueurs de l'Avalanche ont une excellente relation avec leur nouvel entraîneur-chef, Patrick Roy.

Patrick Roy, le choix unanime!

Je ne trouve pas les mots pour décrire la spectaculaire remontée de l'Avalanche du Colorado. En l'espace d'une seule saison, cette équipe est passée de l'avant-dernier rang au top 4 de la Ligue nationale de hockey. Tout simplement phénoménal!
Patrick Roy, l'entraîneur de l'Avalanche, est un phénomène à sa manière. Déjà considéré comme l'un des meilleurs gardiens de but de l'histoire du hockey, il fait tout un tabac à sa première année derrière le banc d'une équipe du circuit Bettman. Je l'ai mentionné lors de son arrivée au Colorado. Patrick Roy est un entraîneur de carrière. Il a fait ses classes dans ce métier pendant plusieurs années avec les Remparts. Tout le monde se réjouit de ses succès. Il a eu un beau parcours. Il a bien appris son métier. Il a fait de l'autobus. Il a apprivoisé et bien compris les jeunes d'aujourd'hui. Les mentalités évoluent et le nouvel entraîneur de l'Avalanche s'est adapté aux changements. C'est loin d'être fini son affaire!
On l'oublie peut-être, mais seuls les Panthers de la Floride étaient plus minables que l'Avalanche, la saison dernière. Regardez où cette équipe loge présentement. On ne peut pas dire qu'elle a eu la vie facile avec des rivaux comme les Blues de St. Louis, les Blackhawks de Chicago, les Ducks d'Anaheim, les Kings de Los Angeles et les Sharks de San Jose dans l'association de l'Ouest.
La prédiction est assez facile à faire. Patrick Roy sera un choix unanime pour le titre d'entraîneur de l'année. À un autre moment, Michel Therrien aurait certainement été un bon candidat. Claude Julien à Boston et Alain Vigneault chez les Rangers ont également accompli de l'excellent travail.
Comme quoi les entraîneurs québécois connaissent beaucoup de succès dans la Ligue nationale. N'oublions pas Bob Hartley, qui se débrouille très bien avec l'équipe qu'il a sous la main à Calgary. Les Roy, Therrien, Vigneault, Julien et Hartley ouvrent le chemin aux entraîneurs de la Ligue de hockey junior majeur. Ne vous découragez pas les gars, vous aurez votre tour!
D'autres entraîneurs issus du circuit Courteau sont déjà des adjoints dans la LNH. Et Guy Boucher reviendra un jour.
La nouvelle mode
Une nouvelle tendance se dessine dans la Ligue nationale. On fait appel à des anciennes vedettes pour devenir président. C'est une façon de faire plaisir aux amateurs. Trevor Linden, un héros local, s'est installé à Vancouver, plus tôt, cette semaine. Brendan Shanahan a été confirmée, hier, dans des fonctions similaires à Toronto. Contrairement à Sakic et Linden, le nouveau président des Maple Leafs n'a pas endossé cet uniforme.
L'expérience de Joe Sakic au Colorado a donné des idées aux autres équipes. Il a trouvé le bon homme en Patrick Roy pour diriger le secteur hockey. Il l'a presque nommé directeur général. Patrick Roy exigeait des pouvoirs dans les transactions et les décisions finales reliées au hockey.
Cette nouvelle mode peut marcher si l'ancienne vedette confie le département hockey à la bonne personne. Si Joe Sakic a relancé l'Avalanche, Pat Lafontaine n'a fait que passer à Buffalo. Faudra voir maintenant la suite des choses avec Linden et Shanahan.
Les Canucks de Vancouver ont commis une grosse erreur en congédiant Alain Vigneault pour le remplacer par John Tortorella. Cette décision relevait peut-être plus du propriétaire que de l'ancien directeur général Mike Gillis. Ce dernier avait une belle entente avec Alain Vigneault. Travailler avec John Tortorella, ce n'est pas pareil et Gillis a vite déchanté.
Pendant que les Canucks piquaient du nez, Alain Vigneault remettait les Rangers de New York sur la bonne voie.
L'avantage de la glace
Il serait dommage que le Canadien de Montréal perde l'avantage de la glace dans sa série contre le Lightning de Tampa Bay. La défaite contre les Islanders de New York leur complique l'existence. Elle passe de travers chez plusieurs amateurs de hockey.
L'avantage de la glace devient un gros facteur si une série éliminatoire se rend à la limite. Tu disputes alors le match décisif devant tes partisans. La foule du Centre Bell est bruyante et intimidante pour l'adversaire. Ça devient un plus pour le Canadien.
Je ne m'inquiète pas uniquement des retombées du revers devant les Islanders. Le Canadien devra également trouver une façon de relancer P.K. Subban, qui ne joue pas son meilleur hockey. Son temps de glace a suivi la même courbe que son rendement. Il est moins efficace et il joue moins souvent.
P.K. Subban est une pièce très importante du jeu et de la réussite du Canadien. L'adversaire a réussi à le contenir dans les derniers matchs. Il ne s'est pas inscrit à la feuille de pointage dans les cinq dernières rencontres du Canada. Il n'a pas trouvé le fond du filet depuis le 3 mars. Une disette qui dure depuis 18 matchs.
Subban se doit d'offrir un meilleur rendement et le Canadien doit trouver une manière de le sortir des mailles de ses rivaux.
Propos recueillis par Maurice Dumas