«Je fais ce qui me plaît. Et quand tu fais ce que tu aimes, tu ne  peux pas mal  le faire» - Patrick Norman

Patrick Norman: trouver sa voix

L'année 2014 marque un double anniversaire pour Patrick Norman: ses 45 ans de carrière et les 30 ans de son grand succès Quand on est en amour. Comme premier cadeau, le chanteur country recevra le prix Hommage de la Bourse RIDEAU, qui s'installera à Québec du 16 au 20 février.
«Quand tu es heureux, tu ne vois pas le temps passer. Depuis mes pontages, j'essaie au max de vivre le moment présent», lance le musicien, qui a souffert d'ennuis de santé en 2011, mais qui se dit aujourd'hui en pleine forme. «Je suis très heureux. C'est fantastique de pouvoir faire le métier que j'aime le plus au monde et que les gens viennent encore me voir. C'est ça, une longue carrière. Je fais partie des souvenirs d'enfance de beaucoup de monde. J'ai un auditoire très large, ça va des petits-enfants aux grands-parents. Ça me touche vraiment beaucoup. Je souhaite ça à tous mes pairs», ajoute celui qui renouera avec ses fans de Québec au Capitole le 15 février.
Époque moins heureuse
S'il file aujourd'hui le parfait bonheur artistique, Patrick Norman se souvient d'une époque moins heureuse. «Je suis passé par des moments plus difficiles, où j'avais moins d'acceptation du milieu. J'étais un peu regardé de haut, note-t-il. J'en prends une grande partie sur moi. Je ne savais pas comment me présenter.» Le chanteur évoque l'artiste timide qu'il était à ses débuts, soucieux de plaire, porté à écouter davantage les conseils des autres que son propre instinct musical.
«J'ai même lâché la guitare pendant un bout de temps, parce qu'on me recommandait d'être juste chanteur de charme ou crooner, relate-t-il. À un moment donné, je me suis réveillé, j'ai réalisé que ce n'était pas moi, que je n'étais pas complet si je n'avais pas une guitare dans les mains. À partir du moment où je me suis affirmé un peu plus, j'ai commencé à prendre plus mon identité. J'ai affiché plus mes couleurs.»
Le tournant
Pour le chanteur, le vent a tourné en 1990 avec la parution de l'album Passion vaudou, qu'il avait enregistré en Louisiane. «C'était plus audacieux dans la musique et les arrangements, observe-t-il. J'ai joué à La Nouvelle-Orléans avec des musiciens qui étaient des légendes. J'ai vu comment j'étais accepté de ces gens-là, qui ne connaissaient pas Patrick Norman le kétaine, le ci ou le ça. Je voyais qu'ils avaient du plaisir avec moi. Je faisais partie de leur entourage.» Résultat? «J'ai trouvé ma voie, résume-t-il. Je fais ce qui me plaît. Et quand tu fais ce que tu aimes, tu ne peux pas mal le faire.»
Patrick Norman a fait paraître 28 albums à ce jour. En attendant la production du 29e, il ne boude pas les studios pour autant. Il se réjouit d'avoir renoué avec les palmarès en 2013 «pour la première fois en 13 ans» avec la chanson C'était l'été. Et un nouveau titre, Tous nos départs, est arrivé en ligne mardi.
Prix RIDEAU
Remis par le Réseau indépendant des diffuseurs d'événements artistiques unis, le prix RIDEAU Hommage souligne la carrière d'un artiste «qui s'est distingué au fil des ans par son rayonnement et sa présence assidue sur les scènes». L'homme de théâtre Jean Duceppe en a été le premier récipiendaire en 1990. Jean Lapointe, Rita Lafontaine, Gilles Vigneault, Yvon Deschamps, Marc Favreau, Richard Séguin, Margie Gillis et Daniel Lemire comptent parmi les lauréats passés.
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Vous voulez y aller?
Qui : Patrick NormanQuand : 15 février à 20hOù : CapitoleBillets : de 37 $ à 49,50 $Info : 418 694-4444