Patrice Robitaille (à droite) dans un épisode des Beaux malaises

Patrice Robitaille: simplement vrai

Beaucoup de téléspectateurs ont déjà accroché sur Les beaux malaises, où Martin Matte exploite autant des malaises intimes que la grogne suscitée par toutes les petites règles de procédure qui minent le quotidien. Rencontre avec Patrice Robitaille, l'une des têtes d'affiche de cette nouvelle comédie.
<p>Le comédien Patrice Robitaille</p>
«Il y a un an, le téléphone sonnait et Martin Matte me demandait si je voulais jouer son ami dans une éventuelle série télé. Je ne le connaissais pas du tout! Mais j'ai accepté d'emblée», raconte le comédien, qu'on a pu voir dans Les Invincibles et Toute la vérité. «Peut-être que je suis la symbiose de plusieurs de ses chums, que je représente bien le Québécois moyen», avance-t-il.
Dans Les beaux malaises, Patrice Robitaille interprète Patrick, un travailleur de la construction papa depuis peu qui veut toujours s'évader avec des projets «de gars».
Sur le plateau, il retrouvait, avec joie, le réalisateur Francis Leclerc, qu'il a connu sur le tournage d'Un été sans point ni coup sûr, tout en ayant le bonheur de mordre dans les mots de Martin Matte, aidé de François Avard à la scénarisation.
«Une des grandes qualités de Martin, c'est d'avoir été généreux, de ne pas avoir gardé tous les gags pour lui et s'entourer de faire-valoir. Je trouve que ça a beaucoup de classe», explique Robitaille, qui a l'agréable impression que des numéros d'humour ont été écrits pour lui.
Son secret pour bien jouer? «Ma technique est assez simple: j'essaie d'être vrai. Et dans le cas des Beaux malaises, c'est assez facile.» Acteur polyvalent, Patrice Robitaille a touché à l'impro, à la comédie, au dramatique, au théâtre, à la publicité. «Je n'ai pas le temps de me perdre dans l'un des médiums et de prendre des faux plis. J'ai la chance d'être toujours bousculé dans mes sécurités», philosophe l'acteur, qui s'attaquera bientôt au rôle de Cyrano de Bergerac, l'un des plus costauds du répertoire théâtral. Et pour la fin de l'été, il a déjà à son horaire le tournage de la deuxième saison des Beaux malaises.
Depuis qu'il a fait la voix d'un des castors des annonces de Bell, il a cumulé les voix hors-champ pour le Directeur général des élections, le fromage Oka, Benjamin Moore, Éduc'alcool... «C'est une super façon de gagner sa vie. J'aime la publicité. J'ai étudié en communications, et si je n'avais pas été acteur, j'aurais été concepteur publicitaire», glisse Robitaille. «Il y a une précision à aller chercher, une mélodie à trouver dans la phrase. Pour moi, c'est moins pire de m'entendre que de me voir, je me tanne moins.»
Même s'il a coscénarisé Québec-Montréal et Horloge biologique, l'acteur n'a pas de projet d'écriture en chantier. «Je suis rendu un peu peureux, et je n'en parle plus. À un moment donné, j'arriverai avec quelque chose, mais en ce moment, ma job de comédien me satisfait pleinement.»
Les beaux malaises est diffusé le mercredi à 21h à TVA.