Laurent Dubreuil

Patinage longue piste: Dubreuil s'est très bien débrouillé

Laurent Dubreuil a bien patiné, cette fin de semaine, à Calgary. Très bien, même. Mais cinq adversaires ont fait encore mieux, ce qui lui a valu le sixième rang du Championnat du monde sprint de longue piste.
Ça filait à toute allure en patinage de vitesse sur l'Ovale olympique de la métropole albertaine, samedi et dimanche. Les six premiers hommes au classement cumulatif ont battu le record de points au combiné sprint sur deux jours en vigueur depuis quatre ans. Dubreuil fait partie du groupe.
«Je suis très content. C'est mon meilleur résultat en carrière au Mondial sprint», a affirmé au téléphone le patineur de 24 ans de Saint-Étienne-de-Lauzon. Il n'avait jusque-là jamais fait mieux que huitième, en 2015, en quatre participations.
Mais il s'était quand même fixé comme but de percer le top cinq. Objectif loupé par un dixième de seconde au temps total des quatre courses de la fin de semaine. Soit un 500 m et un 1000 m samedi, pour 34,31 s (4e) et 1 min 8,07 s (10e), puis la même chose dimanche, en 34,50 (8e) et 1:07,77 (6e).
Son deuxième 500, sa spécialité, à 34,50 s, l'a sorti du top cinq. «Trop passif» dans le deuxième virage, «j'ai figé», analyse-t-il.
Record québécois
Son deuxième 1000, par contre, a été au-delà des espérances avec un record québécois. Une distance qu'il a déjà admis préférer. Une distance qu'il a «appris à courir», comme en témoignent ses septième, huitième et sixième positions à ses trois récents départs internationaux.
Parlant du 1000 m, le Franco-Ontarien Vincent De Haître s'est offert une seconde deuxième place en deux jours, dimanche, en 1:07,23, terminant néanmoins neuvième au cumulatif du championnat à cause de ses 23e et 20e rangs sur 500 m.
Samedi, De Haître et deux autres patineurs avaient enregistré trois des cinq temps les plus rapides de l'histoire du 1000 m la même journée. Le tout sans la présence du grand spécialiste de la discipline, l'Américain Shani Davis.
Le meilleur sprinteur au monde en 2017 s'appelle Kai Verbij, qui a fait neuvième, troisième, quatrième et neuvième. Verbij est Néerlandais, comme Kjeld Nuis et Ronald Mulder, troisième et quatrième au classement final. Mulder a remporté les deux 500.
Pas de doute, il s'agit d'«une ère dorée pour le sprint», constate Dubreuil. La glace de Calgary a beau être rapide, la pression atmosphérique n'était pas si avantageuse. Et le Mondial sprint a eu lieu à Calgary en 2012 et à Salt Lake City en 2013, un autre endroit très rapide, sans la réalisation d'autant de temps fracassants.
Avec les mêmes temps, Dubreuil aurait été couronné... il y a cinq ans. La technologie n'a pourtant pas changé, les patins et les lames sont les mêmes. «Ça n'a jamais été à la fois aussi rapide et aussi serré que ça dans l'histoire», insiste-t-il, heureux de faire partie de ce groupe sélect.