Pat Brisson s'est présenté au Colisée Pepsi en tant que papa de Brendan mais aussi en tant qu'entraîneur des Kings Jr de Los Angeles.

Pat Brisson: le passé et l'avenir réunis au Colisée

Trente-sept ans après y avoir joué, Pat Brisson était de retour au Tournoi pee-wee, dimanche. Le célèbre agent de joueur s'est présenté au Colisée Pepsi en tant que papa de Brendan mais aussi en tant qu'entraîneur des Kings Jr de Los Angeles.
«J'ai passé beaucoup de temps au Colisée lors de ma carrière dans la LHJMQ, a expliqué Bisson. Mais y revenir avec mon fils dans le cadre du Tournoi pee-wee, c'est vraiment spécial et c'est touchant. Le Colisée n'a pas tellement changé. C'est ce que j'aime. Et il ne faut pas que ça change. Quand on vient ici, on retourne dans notre jeunesse et c'est le fun de penser que nos enfants vont vivre les mêmes choses que nous avons vécues.»
C'est avec la formation de Valleyfield que Brisson avait pris part au Tournoi pee-wee de 1977. Un moment qui restera à jamais gravé dans sa mémoire. D'ailleurs, c'est avec la photographie de son équipe de l'époque qu'il a fait le voyage dans la Vieille Capitale, un cliché que lui a remis sa mère qui l'avait trouvé chez elle. «J'étais tout ému de voir cette photo.»
Avant de se présenter dans la Vieille Capitale, Brendan, comme ses coéquipiers des Kings Jr, a eu droit à un cours d'histoire sur la ville de Québec et la culture québécoise. Son papa lui a aussi dit que le Tournoi pee-wee était un évènement qui était depuis longtemps entré dans les moeurs de la population.
«Je lui ai dit qu'il ne vivrait pas d'autres tournois comme le Tournoi pee-wee. Tant pour de nombreux hockeyeurs de la Ligue nationale qui ont joué ici que pour moi, nous avons vécu l'une des plus belles expériences de nos vies au tournoi de Québec.»
Pas de pression
C'est sans pression que se sont présentés les petits joueurs des Kings Jr au Colisée Pepsi. Brisson a insisté pour dire que malgré le prestige de l'évènement, les jeunes étaient à Québec pour s'amuser et... pour apprendre. «En autant que les gars soient prêts à compétitionner et qu'ils aient du plaisir. C'est ce qui compte. Mais ce que j'aime, ce sont les matchs hors concours. Quand on vient à Québec, on est assuré de disputer sept ou huit rencontres. Les gars sont donc sur la glace à tous les jours.»
Brisson a indiqué que ses 24 années passées en tant qu'agent de joueur avaient fait en sorte qu'il était un peu déconnecté du hockey mineur lorsqu'il a commencé à coacher, lui qui avait l'habitude de suivre les jeunes de 15-16 ans. Il a expliqué qu'aujourd'hui, son expérience d'agent lui était très utile.
«Je sais ce qui s'en vient pour les parents et les jeunes. En plus de coacher, j'essaie d'éduquer le plus possible. Avec Rob [Blake], Nelson [Emerson] et Chris [Lacombe], on travaille sur le caractère des joueurs et on leur enseigne le respect de la game.»
Brisson a mentionné que comme le reste de ses coéquipiers chez les Kings Jr, son fils Brendan ne réalisait pas la chance qu'il avait d'être entouré d'ex-pros avec son équipe des Kings mais aussi chez lui lorsque des gars comme Sidney Crosby ou Nathan MacKinnon, des clients de son père, résidaient au domicile familial. «Mais je pense qu'un jour, ils vont s'en rendre compte. Ils vont se dire : câline, on était chanceux.»
Interrogé à savoir comment il composait avec son travail de coach, son métier de joueur et son rôle de papa, Brisson a mentionné qu'il profitait de son expérience afin d'aider Brendan à mener sa jeune carrière de la bonne manière. «Il est avec les pros et les jeunes et il apprend et il absorbe. Pour moi, c'est l'école de la vie. Brendan est un bon petit joueur de hockey. Mais à son âge, c'est important qu'il s'amuse et qu'il apprenne. En tant qu'agent, je pense que ça devrait être comme ça pour lui mais aussi pour les jeunes qui sont excellents. Il ne faudrait pas nécessairement qu'ils pensent aux agents. Ils ont 12 ans. Je pense que le hockey devrait devenir plus sérieux lorsque les jeunes ont 14 ans. C'est sûr que je regarde jouer les plus jeunes mais en tant qu'agent, je ne serais pas fair envers les petits gars de les approcher.»