Philippe Couillard

Pas d'intérêt référendaire sur la Côte-Nord, soutient Couillard

Les travailleurs de la Côte-Nord sont loin d'avoir envie de se déchirer sur la question référendaire selon le chef du Parti libéral du Québec (PLQ), Philippe Couillard, qui s'est arrêté à Sept-Îles samedi matin, au lendemain de la manifestation de 2000 Septiliens en faveur du projet d'exploitation d'une mine d'apatite à ciel ouvert près de la ville, qui créerait 300 emplois permanents.
«Vous semblez être très préoccupés par la question référendaire», a lancé le chef Couillard aux journalistes. «Mais ici, dehors, il y a des gens qui ont perdu leurs jobs et moi, ça m'intéresse pas mal plus.» La circonscription de Duplessis, forteresse péquiste depuis 1976, aurait perdu dans la dernière année pas moins de 800 emplois, selon les libéraux.
«La seule réponse que la députée péquiste et son gouvernement donnent aux manifestants, c'est: on va faire un référendum et après vous allez en avoir, des belles jobs! Est-ce que quelqu'un croit ça sérieusement? Arrêtons cette mascarade, c'est le 7 avril que ça se termine», a martelé Philippe Couillard.
Le ralentissement économique lié à la débâcle du marché du fer, mais aussi la mise aux oubliettes du Plan Nord par les péquistes ne seraient pas étrangers aux pertes d'emplois sur la Côte-Nord, selon le PLQ. M. Couillard promet d'ailleurs de relancer le développement du Nord québécois et de mettre de l'avant un meilleur système de partage des redevances minières.
Mine Arnaud
Dans son rapport rendu public il y a un mois, le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) a qualifié le projet de la mine d'apatite Arnaud de «pas acceptable dans sa forme actuelle». Favorable au projet, M. Couillard croit néanmoins que le promoteur doive retourner faire certains de ses devoirs pour «modifier et améliorer son projet selon les recommandations du BAPE».
Selon lui, la définition de la notion d'acceptabilité sociale pourrait se faire sous un gouvernement libéral, mais elle ne doit pas retarder le projet minier évalué à 750 millions $.
Le chef libéral a également réitéré son appui à l'exploration pétrolière sur l'île d'Anticosti, ce qui ne l'empêche pas de se questionner quant à l'implication du gouvernement. «Je suis en faveur de l'exploitation pétrolière au Québec, mais je ne veux pas que le contribuable soit placé au bâton au mauvais moment et de la mauvaise façon», a-t-il expliqué.
S'il remporte les élections, M. Couillard dit avoir l'intention de «respecter la signature de l'État» quant aux ententes signées avec les entreprises pétrolières impliquées dans le projet, ajoutant qu'elles seraient toutefois examinées de près. Il a également défendu le projet de 1 milliard $ de la cimenterie de Port-Daniel, en Gaspésie, qui recevra une aide financière gouvernementale estimée à 350 millions $. Avec La Presse Canadienne