Daniel Gélinas, dg du Festival d'été de Québec, mentionne que les laissez-passer qui peuvent se transmettre d'une personne à une autre est un plus pour les commanditaires, qui obtiennent davantage de visibilité.

Pas d'inquiétude au FEQ avec l'arrivée de Live Nation

Le directeur général du Festival d'été de Québec (FEQ), Daniel Gélinas, affirme ne pas du tout s'inquiéter de l'arrivée de la société d'organisation et de promotion de spectacles Live Nation Entertainment, qui s'est entendue avec Québecor pour les concerts et la billetterie du nouvel amphithéâtre.
«Je suis conscient qu'il faut que l'amphithéâtre fonctionne, mais je ne crois pas que Benoît Robert [responsable de la gestion de l'amphithéâtre] souhaite faire mourir le Festival d'été de Québec», a expliqué M. Gélinas en entrevue au Soleil, soulignant que son événement n'était pas nécessairement dans le même marché que l'amphithéâtre.
«Les tournées d'amphithéâtres et les tournées de festivals sont deux entreprises totalement différentes et c'est très rare de voir un artiste sortir de l'une pour aller vers l'autre», indique le dg du FEQ, qui a tout de même réussi à attirer l'été dernier Lady Gaga sur les plaines d'Abraham, alors que celle-ci était au coeur d'une tournée d'amphithéâtres nord-américains.
«C'est très rare que surviennent des cas comme celui de Lady Gaga, et la décision finale ne revient pas à nous, ni à Québecor, mais bien à l'artiste et à son gérant. Je crois que Lady Gaga a pris l'an dernier une bonne décision, malgré sa tournée nord-américaine, car ça a été le plus gros show de sa vie et que les spectacles extérieurs génèrent une énergie différente.»
Pas de pression de plus
Daniel Gélinas ne croit pas non plus que l'entrée en scène de Live Nation amènera une pression supplémentaire à rediriger les spectacles vers l'amphithéâtre plutôt que vers les plaines d'Abraham. «Vous savez, de la pression, on en a tous les jours. Nous sommes un événement qui n'est présent que 11 jours par année, alors que l'amphithéâtre est là 365 jours par an. Leur marge de possibilité pour ramasser des artistes est donc beaucoup plus large que la nôtre.»
Pour Yannick Cimon-Mattar, cofondateur de la billetterie en ligne Lepointdevente.com, l'arrivée de Live Nation et de sa filiale Ticketmaster dans la capitale n'est pas non plus source d'inquiétude.
«Nous, on veut s'impliquer localement et on vise un marché que Ticketmaster ne vise pas nécessairement. On peut avoir comme client une troupe de théâtre qui joue dans une petite salle à L'Isle-aux-Coudres ou un festival country dans une région très éloignée. Il se vend tellement de billets au Québec qu'il y a de la place pour plusieurs joueurs. Notre entreprise va bien, la notoriété de la marque grandit et beaucoup de gens viennent nous voir avant même qu'on les approche», explique-t-il.
Yannick Cimon-Mattar avoue toutefois que son entreprise avait approché Québecor concernant le contrat de billetterie de l'amphithéâtre. «Wayne Gretzky disait toujours que tu rates 100 % des lancers que tu ne tentes pas; alors, oui, on a contacté Québecor pour leur dire qu'on voudrait se pitcher au Colisée. Cependant, on ne ferme pas la porte à collaborer avec eux.»