L'Ampli, dont les bureaux sont situés à l'Impérial sur la rue Saint-Joseph, est un incubateur de talents musicaux basé sur le modèle de la Rock School Barbey de Bordeaux pour laquelle le maire, Régis Labeaume, avait craqué lors d'une mission en 2008.

Pas de tourmente à L'Ampli, assure un employé

L'Ampli de Québec n'est pas dans la tourmente, assure un employé de l'organisme d'aide à la relève musicale. Malgré l'abolition d'un programme et le congédiement de sa coordonnatrice, L'Ampli n'est pas touché dans sa mission première, a tenu à rectifier Guillaume Sirois.
Conseiller artistique à L'Ampli responsable de l'accompagnement des jeunes musiciens, M. Sirois a été visiblement irrité par l'impression de climat négatif qui flotte autour de L'Ampli. 
Le Soleil révélait mardi que la coordonnatrice, Julie Paradis, a été congédiée le 10 juillet par le Carrefour jeunesse-emploi de la Capitale-Nationale qui gère ce projet depuis 2010.
Quelques jours plus tôt, le 6 juillet, on apprenait qu'Emploi-Québec retirait une subvention de 62 000 $ à L'Ampli. L'arrêt de ce financement oblige l'abolition du volet gestion de carrière qui n'est «pas lié aux domaines d'emploi qui sont très en demande dans la région de Québec», selon Emploi-Québec.
Or, la rentrée à L'Ampli après le congé estival se fera comme prévu la semaine prochaine, a indiqué M. Sirois. «On rouvre nos portes et ça continue. Les activités se poursuivent.»
Le musicien et accompagnateur n'a pas voulu commenter le départ de Julie Paradis. 
«Dans des organisations, il y a des moments où les gens partent», a-t-il dit, prudent.
Les projets restent
Mais même si M. Sirois déplore la fin du programme de gestion de carrière, tout le reste continue, a-t-il assuré. «Je trouve ça dommage pour Julie, mais les coordonnateurs, ça passe. Les projets et la mission restent. C'est vrai qu'il va falloir se réajuster, mais il est faux de dire que L'Ampli a subi des coupures», a martelé M. Sirois. «Ce qui a été coupé est un projet spécifique d'Emploi-Québec.» 
L'Ampli, dit-il, continue à être soutenu par la Ville de Québec, qui subventionne le Carrefour jeunesse-emploi à hauteur de 825 000 $ chaque trois ans.
L'Ampli est un incubateur de talents musicaux inspiré de la Rock School Barbey de Bordeaux que le maire Régis Labeaume avait eu l'idée d'importer à Québec après une mission en France en 2008.
Silence radio
Ces propos de Guillaume Sirois tranchent avec le silence observé par les autres intervenants dans le dossier mardi.
Le Carrefour jeunesse-emploi est resté muet sur les raisons du congédiement de Julie Paradis. «Je n'ai aucun commentaire», a répondu la directrice adjointe, Audrée Fortier, en invitant Le Soleil à joindre le directeur Mario Côté à son retour de vacances, lundi.
La Ville de Québec n'a pas commenté non plus. «Ce dossier relève du Carrefour jeunesse-emploi, un organisme autonome, et non de l'administration municipale», a répondu le porte-parole David O'Brien.
Chez Emploi-Québec, le conseiller en communication David McKeown a indiqué que le ministère ignore les raisons du congédiement de la coordonnatrice. «Nous ne sommes pas au fait des raisons derrière les changements de personnel», a-t-il dit, répétant que la subvention de 62 000 $ a été abolie, car le programme de gestion de carrière n'a pas atteint les résultats escomptés.