La chef du Parti vert, Elizabeth may, parle à ses partisans après l'annonce de sa victoire, lundi soir, à Victoria.

Pas de percée québécoise pour le Parti vert

Même s'il a fini bon dernier dans Bellechasse-Les Etchemins-Lévis, André Bélisle du Parti vert s'est dit quand même satisfait d'avoir réussi à faire «une percée».
André Bélisle
«C'est déjà un gain pour le Parti vert. Pour une fois, ça a décollé», a-t-il commenté. Aux élections de 2011, les verts avaient à peine récolté 1 % du vote dans sa circonscription, alors que cette fois, ils étaient autour de 3 %.
Le parti n'aura pas réussi à faire élire un seul député dans toute la province de Québec. «C'est sûr que c'est décevant, mais le Parti vert n'est pas vraiment connu ici», a lancé M. Bélisle, qui soutient que l'histoire du Parti vert du Québec n'a pas aidé son pendant canadien. «Pour une raison que je m'explique difficilement, le Parti vert du Québec s'est toujours planté.»
M. Bélisle se dit aussi déçu de la place que les questions environnementales ont occupée dans les médias au cours de la campagne.
Le candidat défait dans Bellechasse-Les Etchemins-Lévis soutient qu'avec l'élection d'un gouvernement libéral majoritaire, «l'espoir est permis» pour des avancées en environnement. Mais Justin Trudeau n'aura pas systématiquement l'appui du Parti vert. Il sera au contraire surveillé de près, surtout après l'affaire Daniel Gagnier, lobbyiste pour TransCanada qui a dû démissionner de l'équipe libérale. «Nous, ça va être au cas par cas, parce que nos idées sont très fermes, très arrêtées. Elles sont basées sur le développement durable, alors ça va être jugé à la pièce.»
André Bélisle, pour qui c'était la première expérience en politique, dit être satisfait de la campagne qu'il a menée. «Comme écolo de la première heure, je vais reprendre là où j'ai laissé», envisageant un retour au sein de l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA).