Le centre de parachutisme de Pintendre ParaQc s'est installé en 2012 sur un terrain qui se situe en territoire agricole. La Commission de protection du territoire agricole et la Ville de Lévis soutiennent que les activités de ParaQc contreviennent à la loi.

Pas de parachutisme à Pintendre... pour l'instant

Il n'y aura pas de parachutistes à l'aérodrome du secteur Pintendre... du moins pour le début imminent de la saison. On s'enverra en l'air à Saint-Frédéric, près de Saint-Georges-de-Beauce.
Le déménagement est «temporaire», précise le copropriétaire de Parachutisme Paradoxe, Étienne Hallé, en entrevue téléphonique avec Le Soleil. L'entreprise, qui a racheté les actifs de ParaQc, s'installe à l'extérieur de Lévis le temps que la cour tranche le litige qui l'oppose à l'administration municipale. La ville du maire Gilles Lehouillier a multiplié les constats d'infraction dans l'espoir que cessent les envolées une fois pour toutes sur la piste du chemin Ville-Marie.
Plan B
Un juge entendra les parties sous peu. Mais c'est trop juste pour l'ouverture de la saison de Parachutisme Paradoxe, le 2 mai, note M. Hallé. «On va s'installer temporairement dans les installations du Centre école parachutisme de Québec qui a opéré à Saint-Frédéric de 1987 à 2011 environ.»
«On est en plein lancement», ajoute-t-il. La promotion des activités est débutée, le site Web est en ligne. 
Saint-Frédéric, c'est un plan B, un pis-aller. «C'est sûr que c'est plus loin. Pour nous, ce n'est pas nécessairement un avantage», convient Étienne Hallé. «Mais on veut attendre la décision de la cour. Et quand on va avoir la légitimité d'y retourner, on va retourner [à Pintendre].» Vous avez confiance de l'emporter? «Oui.»