Françoise David, co-porte-parole de Québec solidaire.

Pas de constitution sans consultation, dit Françoise David

Françoise David se range du côté de la chef du Parti québécois, Pauline Marois. Si leur homologue libéral, Philippe Couillard, veut signer la Constitution, il doit impérativement s'engager à consulter la population, affirme la coporte-parole de Québec solidaire.
«On n'ira pas signer la Constitution de 1982 sans regarder ce qu'il y a dedans! laisse spontanément tomber Mme David. Je donne raison à Mme Marois. Une fois n'est pas coutume.»
Philippe Couillard a déclaré vendredi qu'il ferait une tournée du Canada au début d'un premier mandat pour que le caractère distinct du Québec soit reconnu dans la Constitution. Il s'est par la suite rétracté, affirmant qu'il n'aborderait finalement pas le sujet avec ses éventuels vis-à-vis des autres provinces. «Mais advenant, ce que je ne crois pas un instant, mais advenant que M. Couillard veut rouvrir le dossier constitutionnel, c'est certain que ça demanderait une consultation des Québécois», affirme la députée sortante de Gouin. Selon elle, il est essentiel d'étudier «de très près» le document puisque la population doit se rafraîchir la mémoire sur son contenu. «Qui se rappelle au Québec ce qui est écrit là-dedans?» questionne la solidaire. «Est-ce qu'il y a un besoin de l'amender? Ce n'est pas n'importe quoi!» poursuit Françoise David.
Les «vraies affaires»
«Ça fait partie des vraies affaires, les vraies affaires, ce n'est pas juste l'asphalte, les vraies affaires, c'est l'avenir d'un peuple, renchérit la coporte-parole, faisant référence aux maires des municipalités qui enjoignaient lundi les partis politiques à laisser de côté les débats constitutionnels et référendaires pour discuter des enjeux municipaux.
«Moi, je suis souverainiste, moi, c'est ça que je veux mettre à l'ordre du jour. Si c'est un autre qui a le pouvoir et que lui met à l'ordre du jour la signature d'une constitution que personne n'a vu au Québec depuis longtemps, on s'assoit, on le regarde, on l'étudie et on consulte les Québécois», tranche-t-elle.