L'ex chef de police de Levis, Jean-Francois Roy

Pas d'appel contre l'ex-chef Jean-François Roy

Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) ne portera pas en appel la décision sur l'arrêt des procédures dont a pu bénéficier la semaine dernière l'ex-chef de police de Lévis Jean-François Roy.
Dans un laconique communiqué de 76 mots, le DPCP, qui chapeaute tous les procureurs de la Couronne de la province, dit prendre acte de la décision de la juge Johanne Roy, rendue le 14 octobre, qui est venue libérer l'ex-chef de police de Lévis des accusations de conduite avec les capacités affaiblies par l'alcool. La juge Johanne Roy a donné raison à la défense qui plaidait que Jean-François Roy avait été brimé dans ses droits à une défense pleine et entière en raison des délais judiciaires de quatre ans.
Le Directeur des poursuites criminelles et pénales affirme qu'après avoir soigneusement analysé les motifs de la décision, il «en arrive à la conclusion de ne pas porter cette décision en appel».
Pour quelle raison? «On ne donnera pas les justifications qui soutiennent la décision», répond le porte-parole du DPCP Jean-Pascal Boucher.
Et pourquoi le ministère public a-t-il mis trois ans à transmettre à Jean-François Roy la preuve sur les qualifications de la technicienne à l'alcootest, une attente qui a conduit à des délais judiciaires déraisonnables? «On ne commente pas les décisions juridiques de nos procureurs sur la place publique, se contente de dire le porte-parole. On considère qu'il y a lieu de limiter nos commentaires.»